Étonnante forme du Tunindex pendant que le pays crie famine. Vents favorable à Lusaka. La BRVM stable en Franc CFA. À Casablanca, le MASI recule. À Nairobi, coûteux effet élections présidentielles.
Les indices composites des Bourses africaines ont plutôt joué au yoyo sur la semaine du 10 au 14 octobre 2022 sur la base de la variation de leurs indices et de leurs performances annuelles en monnaies locales. En l’absence d’informations déterminants et de volumes, les ajustements techniques des zinzins ont pris le dessus.
La meilleure performance est à mettre sur le compte de la Bourse du Zimbabwe qui a vu son indice composite, le ZSE ASI, engranger 5,84%, poursuivant son effet rattrapage depuis le début de l’année (+ 27%). Derrière vient la Bourse de Nairobi (NSE) qui a grappillé 2,8% restant cependant sur une contre-performance de -21,96% depuis le début de l’année. Un effet élections présidentielles ? Le Botswana (BSE DCI) complète le podium avec un gain de 0,57% consolidant une performance annuelle de 6,62%.
La Nigeria Stock Exchange gagne 0,46% et porte sa performance annuelle à 11,36%. De son côté, l’indice composite de la Bourse de Tunisie (Tunindex) signe un gain hebdomadaire de 0,19% portant sa performance annuelle à 15,32 %. Étonnant pour un pays en difficulté et qui vient de conclure un programme à minima avec le FMI. La Bourse de Lusaka sécurise un gain de 0,05% réévaluant sa performance annuelle à 19,36 % dans un mouvement général qui voit le pays revenir dans les bonnes graces de la communauté financière internationale. Fermant le groupe des places ayant fini la semaine en territoire positif, la Bourse de Malawi reste sur une performance de 19,86% depuis le début de l’année.
Pour sa part, la Bourse du Ghana a lâché 0,04% sur la semaine portant sa contre-performance annuelle à -11, 79 en monnaie locale. La Tanzanie abandonne 0,52% signant une contre-performance annuelle de -3,32%. L’Ouganda (USE) perd 1.1% portant sa contre-performance annuelle à 14,99%. Idem pour Maurice qui lâche 1,49% sur la semaine pour un retard annuel de 1,14%. L’Egypte perd 1,57% pour une contre-performance annuelle de 17,54%. Première place financière africaine, la Bourse de Johannesburg perd 3,24% portant sa contre-performance annuelle à 12,8%. La Namibie rétrograde de 2.23% pour une contre-performance annuelle de 8,95%. La Bourse de Casablanca (MASI) se déprécie de 2,41% aggravant sa perte annuelle à 14,34% en dirhams. La Bourse de l’Union économique et monétaire ouest africaine (BRVM) lâche 2,42 % stabilisant sa contre-performance annuelle à 1,72%. À noter que les contre-performances en dollars et en euros sont accentuées pour la plupart des places financières africaines, ce qui traduit la méforme des monnaies locales par rapport aux devises.
