Un pas décisif qui fragilise le projet algérien concurrent
Le futur gazoduc Maroc -Nigeria long de 6000 km complète son dispositif de conventions préalables. Après la CEDEAO c’est au tour de la Mauritanie et du Sénégal de signer chacun en ce qui le concerne avec le tandem Maroc Nigeria. Ces mémorandums d’entente signés samedi à Nouakchott permet d’imaginer un Gazoduc ouest africain relié au gazoduc Maghreb Europe et au marché européen. Notons que l’Algérie a mis fin en octobre 2021 à sa fourniture de gaz audit gazoduc Maghreb Europe qui alimentait l’Espagne. Dans la foulée,, les ministres de l’énergie algérien, nigérian et nigérien ont signé un mémorandum d’entente en juillet pour matérialiser un mégaprojet concurrent de gazoduc transsaharien (TSGP), long de plus de 4 000 kilomètres, afin d’acheminer du gaz nigérian vers l’Europe en passant par le Niger et l’Algérie. Aucune date n’a été donnée sur l’achèvement du transsaharien. Des experts estiment que ce gazoduc algérois-nigérian n’a pas l’assentiment des bailleurs et souffrirait du projet concurrent porté par Rabat. Allié des Etats-Unis et de l’Espagne , le Maroc est plus susceptible de fédérer les énergies autour de son gazoduc.
En septembre dernier, un mémorandum sur le projet de gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP) avait été paraphé par les dirigeants de la National Nigerian Petroleum Company Limited (NNPC), de l’Office marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et par un haut responsable de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) chargé de l’énergie, selon un communiqué conjoint.
Le gazoduc Maroc-Nigeria doit permettre l’acheminement de plus de 5 000 milliards de m3 de gaz naturel jusqu’au Maroc. De là, il sera connecté directement au gazoduc Maghreb-Europe (GME) et au réseau gazier européen.
Le réseau devrait traverser treize pays africains et alimenter des Etats enclavés comme le Niger, le Burkina Faso et le Mali tout en assurant à l’Europe une alternative au gaz provenant de la Russie.
