La Première ministre de la Barbade, État insulaire situé en Amérique du nord, s’est insurgée contre la répartition des fonds d’aide des institutions de Bretton Woods envers les pays africains et caraïbéens. Lors de la 6e conférence annuelle Babacar Ndiaye 2022 tenue vendredi 14 octobre à Washington (USA), Mia Mottley a martelé que certains pays (en voie de développement, pays à revenu intermédiaire, pays pauvres) doivent bénéficier de fonds exceptionnel du Fonds d’adaptation afin de prendre en compte l’aspect inflationniste.
Tel n’est pas actuellement le cas, assure-t-elle, ajoutant que la répartition semble se faire à la tête du client. « Ces pays doivent avoir la capacité de se construire et de se préparer aux futures pandémies et aux crises climatiques », clame la Première ministre de la Barbade.
Mia Mottley, sans faux fuyant, a évoqué la nécessité pour les organes directeurs du monde de prendre la responsabilité d’inclure et d’accorder des sièges à l’Afrique et aux Caraïbes en particulier en période de besoin financier. Elle a révélé l’autre facette de la période de la pandémie de la Covid-19 « qui a permis aux plus riches d’accroître leur richesse de 90% et aux pauvres d’encore plus s’appauvrir », déplore-t-elle.
Cette rencontre qui vise à cimenter l’héritage de feu Dr Babacar Ndiaye, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD) et à soutenir sa vision de la transformation structurelle des économies africaines a été l’occasion pour le président d’Afreximbank d’adresser ce message : « les nations africaines et caribéennes peuvent transformer les inégalités de l’histoire en plateformes de prospérité économique, aujourd’hui et à l’avenir ».
