La Kenya Post Office Savings Bank (Postbank), banque publique d’épargne postale, a annoncé jeudi 13 octobre qu’elle sollicite une augmentation de son capital (capital requis) afin d’obtenir une licence auprès de la Banque centrale du Kenya (CBK) pour exercer en tant que banque commerciale.
L’institution a indiqué vouloir être à la même longueur d’onde de certains pays africains à savoir la Tanzanie et l’Ouganda qui ont réussi à transformer leur Postbank en banque commerciale à part entière.
L’établissement a souligné qu’il cherche, depuis 2013, à devenir une banque commerciale ou une institution de microfinance de dépôt mais bute sur un manque de capitaux.
En effet, la banque centrale exige qu’une institution doit maintenir un capital de base d’au moins 1 milliard de shillings pour fonctionner en tant que banque commerciale. Et pour exercer en tant que microfinancier, il faut un capital minimum compris entre 20 et 60 millions de shillings, selon l’ampleur de ses opérations.
Les règles de la CBK ne permettent pas non plus à un prêteur commercial de détenir plus de 20 % de son capital dans des biens immobiliers (bâtiments et terrains).
Créée en 1910, Postbank a pour mission principale de mobiliser l’épargne pour le développement national. La société est détenue à 100 % par le gouvernement du Kenya et rend compte au ministère des Finances.
