A l’ouverture des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), une causerie-débat s’est déroulée, lundi 10 octobre à Washington (USA), entre les deux dirigeants de ces organisations au sujet des solutions pour affronter les multiples risques dans un environnement volatile.
Dans son intervention, David Malpass, président du groupe de la Banque mondiale, a critiqué l’achat des obligations par les banques centrales des pays avancés au détriment des pays en voie de développement. Cela crée une distorsion du point de vue des mouvements des capitaux dans le monde, a-t-il indiqué.
Pour aider les pays plus affectés par le durcissement de la situation économique mondiale, le patron de la Banque mondiale invite à augmenter la croissance pour faire cesser les anticipations d’inflation, normaliser les taux d’intérêt et repenser les fondamentaux sur l’endettement pour les pays avancés. Dans la mesure où, insiste-t-il, l’endettement massif entraîne l’absorption des capitaux disponibles qui pourrait être utilisés à bon escient.
4.000 milliards de dollars pour faire face au ralentissement de l’économie mondiale
Pour sa part, Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a révélé que le risque de récession a beaucoup augmenté et certains pays représentatifs dans l’économie mondiale vont connaître deux trimestres consécutifs de contraction de leur produit intérieur brut cette année et la suivante.
« Le montant total qui va être déboursé pour faire face au ralentissement de l’économie mondiale est 4.000 milliards de dollars, l’équivalent du Pib de l’Allemagne », affirme la directrice générale du FMI.
