Après que le Maroc a annoncé en décembre dernier avoir achevé ses plans/préparatifs pour développer le projet de gazoduc Maroc-Nigeria (NMGP), c’est au tour du Nigéria de prendre ses engagements.
Dans cette optique, la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC) a annoncé qu’elle va prendre la décision finale d’investissement sur le projet de 25 milliards USD et de 5.600 km d’ici 2023.
Cette révélation a été faite lundi 10 octobre par le président directeur général (PDG) de NNPC, Mele Kyari, dans les colonnes de Bloomberg, agence américaine d’informations économiques.
« Nous prendrons une décision finale d’investissement l’année prochaine », a-t-il déclaré, ajoutant que « des discussions autour du financement sont en cours, sans pour autant donner les institutions intéressées à soutenir le projet ».
Le patron de NNPC a également soutenu que ce projet d’envergure permettra la création de richesse, l’amélioration du niveau de vie, l’intégration des économies de la région, l’atténuation de la désertification et d’autres avantages qui découleront de la réduction des émissions de carbone.
Dans un contexte marqué par crise énergétique mondiale, ce gazoduc permettra de ravitailler certains pays africains et même de l’Europe qui souffre d’approvisionnement en gaz due à la guerre en Ukraine.
À noter que le NMGP devrait fournir des ressources en gaz naturel du Nigeria à 13 pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord dans le prolongement du gazoduc existant en Afrique de l’Ouest (WAGP) entre le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana. Il vise également à faciliter les exportations de gaz naturel vers l’Europe.
En rappel, le gazoduc Nigeria-Maroc a été proposé dans un accord en décembre 2016 entre la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et l’Office national marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM).
