Essoufflé par la hausse continue des prix des biens et services, le Ghana aimerait voir le Fonds monétaire international (FMI) accélérer son programme d’aide pour stabiliser l’économie. C’est ce qu’a laissé entendre le Comité de politique monétaire (CPM) de la Bank of Ghana (BoG), la banque centrale, réuni en urgence jeudi 6 octobre pour statuer sur la situation économique qui ne cesse de se dégrader au fil du temps.
L’instance est unanime : il faut que l’institution de Bretton Woods accélère son programme de soutien pour stabiliser l’économie ghanéenne.
Le comité, qui s’est ainsi réuni pour la 2e réunion en moins de deux mois, a noté que le pays continue de subir de plein fouet la pression inflationniste et la dégradation de la monnaie locale, le Cedi, face aux devises étrangères notamment l’euro et le dollar. Face à cette situation qui perdure, il a décidé de rehausser à nouveau le principal taux directeur de 250 points de base à 24,5 %, contre 22% précédemment.
Le CPM reconnaît que la situation est catastrophique et compte sur le programme d’appui du FMI pour sortir du gouffre économique. Il reste optimiste que bientôt des accords seront conclus, lesquels aboutiront à de nouveaux financements et permettront surtout de surmonter le problème de la balance des paiements et de stabiliser le taux de change.
D’ailleurs, concernant ce dernier, le comité a indiqué qu’il a été amélioré ces derniers temps avec de nouveaux accords signés récemment. Il s’agit d’un prêt d’Afreximbank de 750 millions USD, d’un prêt syndiqué de 1,13 milliard USD obtenu par le Cocobod et des accords avec des sociétés aurifères et pétrolières qui ont permis, à ce jour, de stabiliser le taux de change.
Secoué de plein fouet par une crise économique, le pays de l’Afrique de l’ouest a vu sa note souveraine dégradée par les trois principales agences de notation internationales qui sont Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch. Elles évoquent une crise probable de la dette et recommandent aux autorités ghanéennes de se rapprocher du FMI.
