Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a présidé la réunion préparatoire de la Troïka Politique, ce mardi 4 octobre, en prélude des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale prévues à partir de 10 octobre 2022 à Washington (USA).
Cette réunion à laquelle ont pris part le ministre du Budget, Aimé Boji Sangara, et de la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC), Marie-France Malangu Kabedi, s’inscrit dans le cadre du programme triennal conclu en 2021 entre la République démocratique du Congo et le FMI. L’objectif était d’évaluer la situation globale de ce programme.
Les discussions ont essentiellement porté sur les principales préoccupations du FMI. Notamment, la question de la masse salariale, les réformes de la fonction publique, les subventions pétrolières, la politique monétaire, l’inflation, la loi portant lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, l’examen des critères quantitatifs à la fin du mois de juin 2022, et le statut des repères structurels de la troisième et quatrième revue ainsi que d’autres engagements à fin décembre 2022.
Concernant le point lié à la masse salariale, le gouvernement s’apprête à apporter une solution aux revendications des syndicats, apprend-on, dans le respect des engagements avec le FMI. Quant aux subventions des produits pétroliers, l’on cite l’évaluation des manques à gagner.
« Sur cette question, nous avons fait des progrès. On a aujourd’hui le montant certifié pour 2022 et projeté un montant y compris pour 2023 », a précisé le coordonnateur du Comite technique de de suivi et évaluation des réformes (CTR), Félicien Mulenda, à la fin de cette réunion.
À propos des repères structurels, l’on indique que tout va mieux. Le seul repère pour lequel le gouvernement doit avoir un dialogue avec le FMI est celui axé sur la mise en œuvre du système de traçabilité des droits d’accises.
