C’est officiel. Les deux régions séparatistes du Donbass en l’occurrence Donetsk et Louhansk, ainsi que Kherson et Zaporija, territoires occupés aucours de l’opération militaire spéciale russe rejoignent le giron de la « grande Russie ». Discours fleuve du maître du Kremlin, réaffirmant son combat contre ce qu’il considère comme une ambition hégémonique de l’occident, portée par les États-Unis. Lumières, feux d’artifice et célébrations fastes et hautes en couleurs pour couronner ce nouveau coup d’échecs de Vladimir Poutine.
Le rattachement de ces 4 territoires ukrainiens à la fédération de Russie en font désormais une partie intégrante du territoire russe. Sur la question, le Kremlin est sans équivoque. « Toute agression contre les territoires annexés sera considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale de la Russie et déclenchera une riposte asymétrique y compris le recours au nucléaire ». Tous les verrous qui maintenaient à équidistance d’un côté les deux superpuissances nucléaires, la Russie et les États-Unis, de l’autre les deux superpuissance économiques, États-Unis et Chine de la belligérance militaire continuent successivement de voler en éclat les uns après les autres. Les événements géopolitiques de cette dernière décennie ayant fini par remettre en cause le statut quo du principe de la non-agression garantie par le statut de puissance nucléaire.
Depuis la crise des missiles de Cuba en 1962, paroxysme de la guerre froide opposant les États-Unis d’Amérique à l’Union Soviétique, le monde n’a jamais été aussi près d’un conflit militaire entre les deux superpuissances nucléaires de la planète. Le spectre d’un conflit nucléaire global semble de plus en plus redouté. Les américains surveillant chaque fait et geste des Russes qui se préparent à entrer dans une nouvelle phase du conflit en Ukraine.
La mobilisation partielle de 300.000 réservistes russes pour épauler l’armée du Kremlin sur le front ukrainien n’est ni plus ni moins qu’un élément annonciateur de l’entrée officielle en guerre de la Russie contre l’Ukraine, l’annexion du Donbass et des territoires occupées étant la première phase de cette nouvelle escalade.
