La troisième édition du forum du patronat ivoirien consacré à l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables en Afrique s’est ouverte le 28 septembre 2022 à Abidjan en Côte d’Ivoire. La rencontre qui prend fin ce jeudi a lieu dans un contexte marqué, entre autres, par les effets du réchauffement climatique et la crise énergétique provoquée par la guerre russo-ukrainienne.
«Transition énergétique : quelles opportunités de financement en Afrique ? ». C’est le thème du forum de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en Afrique qui s’est ouvert ce 28 septembre à Abidjan, à l’initiative de la Confédération des grandes entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) en collaboration avec l’Agence marocaine de communication AOB, l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) et les ministères ivoiriens en charge de l’Energie et de l’Environnement.
La troisième édition de ce forum dédié à l’énergie se tient dans un contexte où en plus des effets du réchauffement climatique, le monde vit une crise énergétique du fait de la guerre russo-ukrainienne. Pendant ces deux jours de réflexions et d’échanges, les acteurs du secteur énergétique et les partenaires au développement sont donc à la tâche pour explorer les opportunités de financement de la transition énergétique pour les entreprises africaines. Et la Côte d’Ivoire qui ambitionne d’être le hub énergétique de la sous-région se devait donc de créer le cadre pour débattre des enjeux de cette transition énergétique en Afrique en général, et en Côte d’Ivoire en particulier. Les différents sessions et tables rondes prévues devront permettre de faire connaître les opportunités de financement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, les partenaires financiers qui accompagnent les projets et les secteurs d’activité concernés que sont : l’Industrie, le bâtiment, le transport, l’hôtellerie, l’éclairage…
En raison du réchauffement climatique, la planète s’est engagée au remplacement progressif des énergies fossiles par un mix énergétique privilégiant les énergies renouvelables. Mais en Afrique où les effets de ces changements climatiques sont de plus en plus dramatiques, cette transition énergétique est désormais une nécessité. Le continent est donc à la recherche et à la mise en place de mécanismes de financements afin de réussir cette mutation mais surtout la rendre efficace.
« Avec plus de 600 millions de personnes sans énergie, soit 43% de la population à fin 2021, l’Afrique a urgemment besoin de réaliser l’accès universel à l’électricité, alors que la tendance à l’accroissement de la demande énergétique va se poursuivre, sous l’effet combiné de la croissance démographique et de l’industrialisation en cours », a rappelé Stéphane Acka Anghui, vice-président du patronat ivoirien, pour insister sur l’enjeu de ce forum d’Abidjan. Surtout que selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), pour atteindre ses objectifs énergétiques et climatiques, le continent devra investir plus de 190 milliards de dollars par an sur la décennie 2026-2030.
Selon Sangafowa Coulibaly, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, la Côte d’Ivoire s’est déjà mise à la tâche. En matière de maitrise de l’énergie, indique-t-il, d’importants investissements ont été réalisés sur les infrastructures de transport et de distribution, faisant passer le rendement du système électrique national de 71,25% en 2011 à 83,67 % en 2021. Et suite à l’accord de Paris, les engagements pris par le gouvernement concernant les Contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN) visent à réduire les émissions de gaz à effet de Serre de 30,41%, et à atteindre un mix énergétique de 45% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030.




