Face à la transition énergétique et à la croissance de la demande mondiale en énergie, l’Afrique devra adopter une nouvelle démarche pour tirer profit du marché mondial d’énergies renouvelables, qui sera estimé à 1977,6 milliards USD d’ici 2030. C’est ce qui ressort d’un rapport publié par Allied Market Research, spécialisé dans les études de marché.
Le document intitulé « Marché des énergies renouvelables par type et utilisation finale » indique que le secteur mondial des énergies renouvelables était évalué à 887,1 milliards USD en 2021 et devrait atteindre 1 977,6 milliards USD d’ici 2030, avec un accroissement du taux de croissance annuel composé de 8,4 % de 2021 à 2030.
En 2021, le rapport a constaté que l’Afrique a sollicité moins le marché des énergies renouvelables avec la plus petite part de marché comparé à celle de la région d’Asie pacifique et de l’Europe.
Par région, le marché de l’Asie-Pacifique a généré une part de revenus de plus de 40,6 % en 2021. La demande croissante d’énergie renouvelable dans cette région est attribuée à l’installation croissante de projets d’énergie solaire en Chine et en Inde.
Cependant, le marché mondial des énergies renouvelables à travers l’Europe détenait la plus grande part en 2020, représentant plus d’un tiers du marché, en raison d’une forte augmentation des investissements dans les énergies renouvelables.
Face à cette situation, les spécialistes recommandent au continent d’accélérer les investissements dans les énergies du futur.
Le rapport note que de nombreux changements dans les investissements devraient être observés au cours de la prochaine décennie. Les énergies renouvelables devraient non seulement se tailler la part du lion des investissements, mais aussi devenir la principale source d’énergie de l’Afrique d’ici 2030, notamment le solaire photovoltaïque, l’éolien et l’hydroélectricité.
Par ailleurs, les experts ont préconisé aux pays africains de renforcer leur cadre réglementaire dans le domaine de l’énergie afin d’attirer davantage les investisseurs surtout ceux qui évoluent dans les énergies propres.
De l’avis de nombreux spécialistes, la crise énergétique mondiale actuelle montre à quel point l’Afrique doit accélérer ses investissements dans les énergies propres pour saisir les nouvelles opportunités.
