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Gaz: les prix s’envolent mettant l’Allemagne sous forte pression de la Russie

Triomphante en février quand elle avait gelé son accord sur Nord Stream 2, l’Allemagne, confrontée à une augmentation annuelle de 139% des prix de l’énergie, est depuis quelques semaines dans une situation inverse à l’approche de l’hiver. Suite à l’annonce de Gazprom, le 16 septembre dernier, de la suspension du gazoduc Nord Stream 1 pour…

Triomphante en février quand elle avait gelé son accord sur Nord Stream 2, l’Allemagne, confrontée à une augmentation annuelle de 139% des prix de l’énergie, est depuis quelques semaines dans une situation inverse à l’approche de l’hiver. Suite à l’annonce de Gazprom, le 16 septembre dernier, de la suspension du gazoduc Nord Stream 1 pour une « durée indéterminée » en raison d’ »entretiens techniques », les esprits s’échauffent à Berlin.

A l’approche de l’hiver tout porte à croire que Moscou ferait de son gaz une arme de pression et exigerait d’abord du pays de Goethe et de ses alliés européens et américains de lever d’abord les sanctions avant toute reprise des livraisons. Si Berlin a bien placé sous tutelle les filiales allemandes du géant russe Rosneft, à l’instar de  la raffinerie de Schwedt dans l’Est du pays, de l’autre côté, elle essaye de désamorcer la bombe en envoyant Siemens Energy négocier directement avec Gazprom sur le supposé « entretien technique » qui empêche de Nord Stream 1 de fonctionner depuis trois semaines.

Pour sa part, Moscou qui n’avait pas réagi en avril dernier suite à la mise sous tutelle de la filiale allemande de Gazprom, exigerait la levée des sanctions avant tout retour à la normale. Plutôt que de lâcher l’Ukraine, l’Allemagne a entrepris depuis juillet la construction d’un terminal portuaire pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) à Wilhelmshaven. Loin d’être sur le point de céder, le  chancelier Olaf Scholz a signé des accords avec le Canada pour l’importation d’hydrogène permettant de diversifier le mix énergétique allemand. Berlin compte se passer définitivement du pétrole russe à partir du 1er janvier 2023. En attendant, il faudra débourser 5 à 10 milliards de dollars, coût estimé de la nationalisation de la seule filiale de Gazprom.

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