Plus d’un mois après avoir dégradé la note souveraine du Ghana de « B- » à « CCC » , l’agence de notation financière internationale, Fitch Ratings, récidive. Elle annonce ce vendredi 23 septembre avoir abaissé à nouveau la notation par défaut des émetteurs (IDR) à long terme en devises étrangères (LTFC) du pays, qui passe désormais de « CCC » à « CC ».
Cette contreperformance est essentiellement attribuée à une probable restructuration de la dette, fruit d’un manque prolongé d’accès aux marchés des euro-obligations, entre autres.
L’agence américaine a laissé entendre que les autorités ghanéennes sont en négociation avec le Fonds monétaire international (FMI) pour trouver des solutions face à la crise économique du pays. L’Institution de Bretton Woods , souligne-t-elle, pourrait recommander une restructuration de la dette publique.
Fitch estime qu’il pourrait y avoir une incitation à répartir le fardeau de la restructuration de la dette entre les créanciers nationaux et externes.
Panacée
L’agence s’attend à ce que l’accès au financement extérieur reste limité jusqu’à ce qu’au moins un accord soit trouvé avec le FMI, car le Ghana restera probablement exclu des marchés des euro-obligations qui étaient sa source régulière de financement extérieur du pays.
Si l’on se fie aux statistiques de Fitch , le pays, deuxième économie de la Cedeao après le Nigéria, Ghana fait face à environ 3 milliards USD de service de la dette extérieure. Par ailleurs, Fitch Ratings prévoit une pression persistante à la baisse sur les réserves en l’absence d’un programme du FMI.
Les avoirs de réserve officiels, précise-t-elle, sont tombés à 7,3 milliards USD en juin 2022, contre 9,8 milliards USD en juin 2021.
