L’Afrique a besoin d’un montant de 277 milliards USD par an pour mettre en œuvre ses objectifs de développement durable, conformément à l’accord de Paris sur le climat. C’est ce qui ressort du rapport publié le 21 septembre 2022 par l’Organisation internationale de politique climatique, Climate Policy Initiative (CPI).
Selon le groupe basé à San Francisco et en Californie, le déficit de financement climatique en Afrique est de l’ordre de 800 %, soit 30 milliards de financement contre 277 milliards USD. L’organisation souligne que cet écart est probablement encore plus important car les pays sous-estiment souvent leurs besoins financiers. Ceci en raison de problèmes de données et de méthodologie pour chiffrer leurs ODD.
CPI note également que les écarts d’investissement varient d’un pays à l’autre mais également de région en région.
Pour le cas de l’Afrique australe, la région supporte le plus grand déficit de financement en termes absolus. Une situation due aux besoins élevés de financement climatique identifiés par la seule Afrique du Sud – 107 milliards USD par an -, combinés à l’un des niveaux régionaux d’investissement climatique les plus bas.
Les pays d’Afrique centrale et orientale, souligne l’organisation, sont confrontés aux plus grands déficits d’investissement climatique en pourcentage du PIB : 26 % et 23 % en moyenne, respectivement.
Pour leur part, les pays d’Afrique du Nord sont confrontés aux plus faibles déficits d’investissement climatique (3 % du PIB), mais les besoins absolus de financement climatique dans ces pays dépassent toujours les flux de trois à six fois.
À noter que l’Afrique émet seulement 4% des gaz à effet de serre (GES) mais est soumise à plus de chocs que les autres continents, car étant le plus exposé aux effets du changement et de la variabilité climatiques.
