Réunis à huis clos au cours d’un sommet extraordinaire ce jeudi 22 septembre à New-York, en marge de la 77e assemblée générale de l’ONU, les chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) ont décidé d’appliquer une batterie de «sanctions progressives» ciblées sur les militaires au pouvoir en Guinée. Les sanctions économiques ne sont pas encore à l’ordre du jour.
Le président de la commission de l’organisation régionale justifie cette décision par l’intransigeance des militaires au pouvoir en Guinée à reconsidérer leur position sur la durée de la transition fixée à 36 mois plutôt que les 24 mois réclamés par la Cedeao.
Un peu plus tôt, l’on a assisté à un violent passe d’armes par médias interposés entre le numéro deux de la junte au pouvoir, le colonel Amara Camara, et Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la conférence des chefs d’État, sur l’épineuse question de ce chronogramme.
« Le mensonge grossier et les propos qui s’apparentent à de l’intimidation sont de nos jours des pratiques rétrogrades qui n’honorent pas son auteur et ternissent par la même occasion l’image de marque de la Cédéao. Nous ne pouvons pas porter cette honte », a déclaré le Guinéen dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. « On n’est pas dans une relation de guignols ou de téléréalité », a ajouté le secrétaire général de la présidence de transition, commentant une sortie du Bissau-Guinéen dans les médias sur la situation politique à Conakry.
