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3e réunion du FAD : la BAD à la recherche de ressources supplémentaires

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a co-présidé ce vendredi 16 septembre à Dakar avec le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, la réunion sur la seizième reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD 16), le guichet de la BAD dédié aux…

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a co-présidé ce vendredi 16 septembre à Dakar avec le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, la réunion sur la seizième reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD 16), le guichet de la BAD dédié aux prêts concessionnels.

Coïncidant avec la célébration des 50 ans de la création du Fonds, la rencontre est l’occasion pour les pays parties prenantes, donateurs et bénéficiaires de l’initiative, de se pencher sur les succès de cet instrument et d’amorcer les réformes nécessaires pour le rendre plus transformateur afin de répondre aux besoins insistants des pays africains.

Ce guichet espère mobiliser 4 à 13 milliards de dollars pour le financement climatique des pays FAD, avec une certaine flexibilité dans le temps, selon Akinwumi Adesina. Selon le président de la BAD, ces pays auront besoin de 500 milliards de dollars pour s’adapter au changement climatique jusqu’en 2030, alors même qu’ils sont désormais confrontés à l’endettement climatique.

« Le Fonds africain de développement est bien reconnu pour ses prestations spécialisées en matière d’infrastructures. Avec votre soutien, nous augmenterons les investissements dans les infrastructures qui favorisent la transition vers une faible émission de carbone, protègent la biodiversité et renforcent la résilience aux impacts climatiques et des opérations plus transformatrices », a dit le Nigérian.

Selon le ministre Amadou Hott, le FAD a bien rempli son mandat à travers d’importantes réalisations via des partenariats et innovations pour attirer les financements publics et privés, et utilisant des cofinancements pour générer un effet de levier pour ses ressources.

Amadou Hott

« Le FAD a amplement contribué à la réalisation de projets prioritaires avec les High 5 du groupe de la BAD dans les pays éligibles. Il a facilité la construction d’infrastructures de qualité, durables et résilientes au climat dans divers secteurs notamment l’agriculture, l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement », a-t-il déclaré.

Face aux nombreux défis auxquels les pays africains à faible revenu font face, causés notamment par la crise sanitaire de la Covid-19 et les changements climatiques, Amadou Hott a appelé les partenaires au développement à augmenter généreusement les moyens du FAD dans le cadre de cette 16ième reconstitution de ses ressources. Le salut viendrait également de l’accès du FAD aux marchés des capitaux qui permettrait de lever des financements supplémentaires plus abordables, mais aussi de la réallocation des Droits de tirage spéciaux (DTS).

« En accédant aux marchés des capitaux, le FAD pourra lever 33 milliards de dollars, en complément de ses fonds propres de 25 milliards de dollars », a déclaré Amadou Hott.

Le Fonds a été classé par le Center for Global Development comme la deuxième meilleure institution de financement concessionnel au monde parmi les 49 institutions de financement concessionnel.

Agir dans l’urgence

De nouvelles estimations des Perspectives économiques en Afrique de la BAD montrent que l’Afrique aura besoin d’entre 1,3 et 1,6 billion de dollars entre 2020 et 2030, soit 118 à 145 milliards de dollars par an, pour mettre en œuvre ses engagements envers l’Accord de Paris et ses contributions déterminées au niveau national.

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