Les statistiques mensuelles du marché des valeurs du trésor de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) au mois d’août 2022 ont culminé à 5 milliards de FCFA (8 millions de dollars), observant une tendance baissière dans ses principales composantes par rapport au mois précédent.
Dans son rapport, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) relève que le coût moyen des ressources est passé de 7,69 % en juillet 2022 à 7,03 % au mois d’août, tandis que pendant la période considérée, le taux de participation des Spécialistes en valeurs du trésor (SVT) aux émissions des valeurs du trésor a enregistré une décote de 34,01% à 30,39 %. Entre ces deux mois, le taux de souscription aux émissions des valeurs du trésor est passé de 116,85 % à 87,06 %.
Ainsi, le marché primaire est dominé par des émissions à longue maturité, puisque les Obligations du trésor assimilables (OTA) représentent 81,2 % du total des émissions contre 18,2 % pour les Bons du trésor assimilables (BTA) qui sont des émissions de courte maturité. Les principaux animateurs de ce segment constitués par les Etats de la sous-région ont pour chef de file le Gabon avec 1,3 milliard de FCFA d’émissions de titres publics, ce qui représente 26,2% des parts, suivi respectivement du Congo 1,2 milliard de FCFA (25,6 %) et du Cameroun 1,1 milliard de FCFA, (22,1%). Puis, viennent dans l’ordre la Guinée équatoriale 645 millions de FCFA (12, %), le Tchad 607 millions de FCFA (12,0%) et la Centrafrique 64 millions de FCFA (1,3%).
Pour ce qui est du marché secondaire, les SVT et autres banques demeurent les principaux détenteurs des titres publics, avec 3973 milliards de FCFA, soit 78,8 % des parts. Le tableau est complété respectivement par des investisseurs institutionnels 13,8 %, la BEAC en faveur du programme de rachat des titres 5,8% et les personnes physiques 1,6%.
