Deux mois avant la COP 27 prévue à Charm el-Cheikh, les ministres africains des Finances réunis au Caire ont accordé leurs violons. A l’issue de leur conclave de 3 jours, un communiqué indique que l’Afrique n’a bénéficié que de moins de 5,5 % du financement mondial en faveur du climat, alors que son empreinte carbone est faible et qu’elle souffre de manière disproportionnée du changement climatique. Le document souligne « la nécessité d’éviter les approches qui encouragent les désinvestissements abrupts des combustibles fossiles, car cela… menacera le développement de l’Afrique ».
Aussi, le rôle du gaz dans la transition vers une énergie plus propre devrait être un point de discorde majeur lors de la COP27. Les activistes climatiques affirment qu’il doit être rapidement éliminé et remplacé par des énergies renouvelables. La ministre nigériane des finances, Zainab Ahmed, a déclaré au forum du Caire que le gaz était une question de survie pour son pays. « Si nous n’obtenons pas de financement à un prix raisonnable pour développer le gaz, nous privons les citoyens de nos pays des possibilités d’atteindre un développement de base », a-t-elle déclaré.
Les ministres africains suggèrent la création d’un centre de la dette souveraine durable qui pourrait réduire le coût du capital pour les États en développement et soutenir les échanges dette contre nature. A noter que le continent africain fort de 1,2 milliard d’habitants dont la moitié privée d’électricité, est confronté à un déficit de financement climatique d’environ 108 milliards de dollars chaque année selon les estimations avancées par Kevin Chika Urama, économiste en chef à la Banque africaine de développement.
