La Banque mondiale a fait savoir que les effets du changement climatique risquent de coûter au Nigeria 30% de son produit intérieur brut (PIB) d’ici 2050. Dans un communiqué publié mercredi 7 septembre, l’Institution de Bretton Woods a souligné que ce phénomène provoquera un stress hydrique grave dans le pays le plus peuplé d’Afrique, entraînant une intensification des sécheresses.
La Banque mondiale prévoit que cette situation va affecter des millions de personnes vivant surtout dans les communautés rurales qui dépendent essentiellement de l’agriculture pour vivre. La sécurité alimentaire, souligne-t-elle, sera menacée entraînant des risques de conflits dans les zones les plus vulnérables du pays.
Pour aider le Nigeria, la Banque mondiale a indiqué qu’elle est en train de financer un projet de résilience agro-climatique d’un coût de 700 millions USD destiné à réduire l’impact du changement climatique dans le pays. Il sera érigé dans les paysages semi-arides, indique-t-on, et vise à élaborer 20 plans de gestion des bassins versants couvrant tout le nord du pays.
Ce projet devra donner la priorité aux investissements qui peuvent ralentir la désertification tout en soutenant les moyens de subsistance basés sur les ressources naturelles. La banque a déclaré qu’il est conçu pour assurer la participation au niveau communautaire et renforcer les capacités locales, entres autres.
Par ailleurs, le groupe de la Banque mondiale a indiqué avoir mobilisé un montant record de 31,7 milliards USD au cours de l’exercice 2022 pour aider les pays à faire face au changement climatique.
En rappel, le Nigeria est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique et également l’un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre en Afrique. Pour faire face à cette situation, la première économie du continent s’est engagée à mener une politique en matière de changement climatique, visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2030.
