La reine Elizabeth II est morte jeudi 8 septembre à 96 ans. La souveraine avait été placée sous surveillance médicale dans sa résidence de Balmoral, en Ecosse, plus tôt dans la journée.
Après 70 ans de règne et 21 tournées en Afrique, l’une des figures de consensus d’un monde en crise tire sa révérence. Avec ce monument, disparaît un pan de l’empire britannique d’autrefois, caution morale du Commonwealth, cette organisation qui, comme le disait Keneth Kaunda , aurait vu le départ des pays africains sans l’influence et le leadership de la reine.
La reine était montée sur le trône à la suite de son père, George VI, le 6 février 1952, à l’âge de 25 ans, alors qu’elle effectuait un safari au Kenya. En juin dernier, elle avait fêté son jubilé de platine marquant l’anniversaire des 70 ans de son règne.
L’histoire de la reine avec l’Afrique est celle d’une relation empreinte de considération réciproque. En octobre 1961, elle se rend au Ghana à l’invitation de Kwame Nkrumah alors que Winston Churchill, légendaire premier ministre britannique, s’y oppose pour des considérations idéologiques. Le 29 juillet 1979, elle se rend en Zambie à l’invitation du président Kenneth Kaunda contre l’avis de Margareth Thatcher.
Si elle ne condamne pas ouvertement le régime d’Apartheid, elle évitera de se rendre en Afrique du Sud pendant plusieurs années. En 1980, c’est elle qui a incité Margaret Thatcher, alors Premier ministre à prendre des sanctions contre l’Afrique du sud où sévissait l’Apartheid.
En 1990, elle rencontre Nelson Mandela une première fois au Royaume-Uni avant de se rendre en Afrique du Sud en 1995. La reine entre dans l’histoire du royaume britannique en dépassant son ancêtre la reine Victoria (1819-1901), dont le règne avait duré 63 ans et 216 jours.
