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Microfinance : 1 563 milliards de FCFA de crédits à la clientèle alloués par les SFD de l’UMOA en 2021

Les crédits à la clientèle consentis par les Systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) relevant de l’article 44 de la Loi uniforme portant réglementation des SFD(établissements dont le niveau d’activités atteint un seuil de 2 milliards de FCFA, soit 3 millions de dollars d’encours de dépôts ou de crédits au terme de 2…

Les crédits à la clientèle consentis par les Systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) relevant de l’article 44 de la Loi uniforme portant réglementation des SFD(établissements dont le niveau d’activités atteint un seuil de 2 milliards de FCFA, soit 3 millions de dollars d’encours de dépôts ou de crédits au terme de 2 exercices consécutifs) se sont élevés à 1 563 milliards de FCFA (2,345 milliards de dollars) au terme de l’année 2021, selon les données de la Commission Bancaire basée à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Par rapport à leur niveau de 2020 où, ils s’établissaient à 1 342 milliards de FCFA, ces crédits enregistrent une progression de 16,4%. Selon le Secrétariat général de la Commission bancaire, <<ils sont composés des crédits à court terme, des crédits à moyen terme, des crédits à long terme, des créances en souffrance et des opérations de crédit-bail. >>

Les crédits à court terme ont été chiffrés à 754,3 milliards de FCFA. Représentant 48,3% du total des crédits, ils ont enregistré un accroissement annuel de 22,5%. Ceux à moyen terme s’élèvent à 488,9 milliards de FCFA à fin 2021.Totalisant 31,3% des crédits, ils ont augmenté de 32,6%. Les crédits à long terme sont évalués à 243,0 milliards de FCFA durant la période sous revue, soit 15,6% de l’ensemble des crédits. Ils se sont accrus de 11,8% en rythme annuel.

De leur côté, les créances en souffrance nettes, établies à 76,3 milliards de FCFA contre 140,0 milliards de FCFA un an plus tôt, enregistrent un dégonflement de 45,5%.

Au total, les données financières et statistiques de la Commission Bancaire indiquent que <<les emplois des SFD relevant de l’article 44 ont progressé, en variation annuelle, de 16,8% pour atteindre 1 985,8 milliards de FCFA à fin 2021.>> Les crédits à la clientèle en représentent 78,7%, contre 78,9% en 2020, soit un léger repli de 0,2 point de pourcentage.

Les immobilisations financières totalisent 3,0% des emplois en 2021contre 2,7% un an plus tôt. Quant aux autres emplois (titres de placement, autres immobilisations et divers emplois), leur part est ressorti à 18,3% contre 18,4% en 2020.

Les titres de placement sont évalués à 12,7 milliards de FCFA à fin 2021 contre 7,2 milliards de FCFA en 2020, en forte hausse de 74,2% par rapport à l’exercice précédent.

Quant aux immobilisations financières, elles ont progressé de 31,7% sur une année, pour ressortir à 59,7 milliards de FCFA contre 45,3 milliards de FCFA en 2020.

Les autres immobilisations se sont accrues de 6,1%, en glissement annuel, se situant à 128,2 milliards de FCFA en 2021 contre 120,8 milliards de FCFA un an auparavant.

En ce qui les concerne, les divers emplois (créances rattachées, comptes de stocks, débiteurs divers, comptes d’ordre et divers, etc.), ont vu leur niveau atteindre 222,7 milliards de FCFA durant la période sous revue, soit une consolidation de 20,4% sur l’année.

L’encours des créances en souffrance brutes des SFD relevant de l’article 44 a diminué de 33,7%, en variation annuelle, pour se fixer à 112,4 milliards de FCFA à l’échelle de l’Union à fin 2021 contre 169,4 milliards de FCFA un an plus tôt.

Le taux de provisionnement des créances en souffrance s’est renforcé en ressortant à 31,7% contre 14,6% au terme de l’exercice 2020.

Selon la Commission Bancaire, <<les taux brut et net de dégradation du portefeuille se sont établis, respectivement à 7,0% et 4,9% à fin 2021, soit une amélioration de 5,0 points et 5,5 points de pourcentage par rapport à 2020, en liaison avec l’effet combiné d’une baisse de l’encours des créances en souffrance et d’une progression des créances brutes. >>

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