L’activité économique (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal a enregistré une hausse de 3,6% au deuxième trimestre 2022, en variation trimestrielle, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
La DPEE souligne dans sa note de conjoncture que la performance trimestrielle est attribuable essentiellement au tertiaire (+7,0%) et aux taxes sur biens et services (+9,7%). Selon toujours cette structure, sur une base annuelle, une hausse de 1,6% de l’activité économique est notée au deuxième trimestre de l’année 2022, à la faveur, principalement, du tertiaire (+9,3%). En cumul sur les six premiers mois de 2022, la croissance de l’activité économique (hors agriculture et sylviculture) est ressortie à 4,0%, soutenue par le tertiaire (+6,7%) et les taxes sur biens et services (+5,2%).
Selon la DPEE, la hausse de l’activité du secteur tertiaire est attribuable essentiellement au commerce (+10,4%), aux activités financières et d’assurance (+6,5%) et aux activités spécialisées, scientifiques et techniques (+36,9%).
Sur une base annuelle, le tertiaire a enregistré une croissance de 9,3% au second trimestre 2022, à la faveur du commerce (+10,3%), de l’hébergement et la restauration (+6,4%), de l’information et la communication (+6,6%), des activités immobilières (+4,5%), des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+67,9%) et des services de l’administration publique (+4,8%). En cumul sur le premier semestre de l’année, le tertiaire s’est consolidé de 6,7% grâce à la bonne tenue du commerce (+6,2%), des services d’hébergement et de restauration (+14,5%), de l’information et de la communication (+8,6%), des activités financières et d’assurance (+7,4%), des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+29,3%) et des activités artistiques (+45,9%).
Durant la période sous revue, le secteur secondaire au Sénégal a enregistré une baisse de 3,1%, en variation trimestrielle. << Cette contreperformance est due, essentiellement, à la contraction des activités extractives (-15,7%), de la production de la filature, du tissage et de l’ennoblissement textile (-11,0%), de la fabrication de produits chimiques de base (-11,0%) et de la fabrication de savons, détergent et produits d’entretien (-4,2%)>>, explique la DPEE dans sa Note de conjoncture.
Par contre, la production et distribution d’électricité et de gaz (+9,3%), les autres industries manufacturières (+6,6%), la production de métallurgie et de fonderie et fabrication d’ouvrages en métaux (+16,6%), la fabrication de matériels de transport (+9,7%) et la fabrication de produits agro-alimentaires (+1,4%) se sont bien comportées sur la période.
Sur une base annuelle, la DPEE signale que l’activité du secondaire s’est contractée de 5,3% entre les trimestres correspondants. En cumul sur les six premiers mois de 2022, la croissance du secteur secondaire est ressortie à 0,7%, soutenue principalement par la fabrication de matériels de transport (+42,8%), la production et l’égrenage de coton (+41,2%), le travail du cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures (+31,5%), la fabrication de papier cartons et d’articles en papier ou carton (+28,4%), la distribution d’électricité et de Gaz (+16,9%) et la production et distribution d’eau, assainissement et traitement des déchets (+10,1%).
En revanche, elle a été atténuée par le recul du raffinage du pétrole et cokéfaction (-65,4%), de la production de métallurgie et de fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux (-30,8%), du travail du cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures (-18,8%) et des activités extractives (-3,8%).
Concernant l’activité du secteur primaire (hors agriculture et sylviculture), corrigée des variations saisonnières, elle s’est repliée de 1,3% entre le premier et le deuxième trimestre de 2022. Cette contreperformance est imputable essentiellement, selon la DPEE, au sous-secteur de l’élevage (-4,8%). Pour ce qui est de la pêche, elle s’est consolidée de 7,5% sur la période. Sur une base annuelle, le primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est contracté de 4,8% et 4,5%, respectivement, en glissement annuel et en cumul sur le premier semestre de 2022. Sur cette dernière période, le recul noté est consécutif aux contreperformances aussi bien de l’élevage (-4,8%) que de la pêche (-3,7%), dans une moindre mesure.
