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Mission périlleuse pour Abdoulaye Bathily en Libye

Le Sénégalais Abdoulaye Bathily vient d’être nommé Représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies en Libye. L’ancien ministre de son pays a précédemment été représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies en Afrique centrale (UNOCA) à Libreville, conseiller spécial du secrétaire général des Nations-unies pour le Madagascar et Représentant spécial adjoint pour la Mission de…

Le Sénégalais Abdoulaye Bathily vient d’être nommé Représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies en Libye. L’ancien ministre de son pays a précédemment été représentant spécial du secrétaire général des Nations-unies en Afrique centrale (UNOCA) à Libreville, conseiller spécial du secrétaire général des Nations-unies pour le Madagascar et Représentant spécial adjoint pour la Mission de l’ONU au Mali.

Il est le premier Africain à être nommé à cette fonction particulièrement difficile et complexe. Sept représentants spéciaux se sont en effet succédé. Le poste fut occupé par quatre Européens et deux Moyen-Orientaux.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, deux gouvernements se disputent le pouvoir en Libye. L’un est basé à Tripoli (Ouest) et dirigé par Abdelhamid depuis début 2021, et l’autre conduit depuis mars dernier par Fathi Bachagha et soutenu par le camp du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est.

Au centre des enjeux géopolitiques, le « no man’s land » libyen a sans cesse été au cœur du deal diplomatique entre les pays membres de l’ Otan à l’origine de sa déflagration d’une part, et les Emirats, le Qatar ,l’Égypte et la Turquie d’autre part.

Bathily aura la lourde mission de remettre sur pieds le plan d’institutionnalisation de la Libye qui passe selon les géopolitiques de New-York par les élections. La solution africaine en panne et reléguée aux calendes grecques figurera-t-elle dans la feuille de route du nouveau représentant spécial ? C’est toute la question.

Au regard de tout ce qui précède, le diplomate sénégalais, un panafricaniste pur, aura t-il suffisamment de marge de manœuvres pour faire admettre aux chefs des tribus et aux différents chefs de factions y compris la mouvance Kadhafi un plan global de sortie de crise ? L’avenir nous édifiera …

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