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UMOA : Hausse de 14,5% des emplois du système bancaire en 2021

Les emplois du système bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africain ont enregistré une hausse de 14,5% au terme de l’année 2021 par rapport à 2020, selon le rapport 2021 de la Commission Bancaire basée à Abidjan. Ces emplois se sont établis à 47 080,7 milliards de FCFA contre 41 460,7 milliards de FCFA à fin…

Les emplois du système bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africain ont enregistré une hausse de 14,5% au terme de l’année 2021 par rapport à 2020, selon le rapport 2021 de la Commission Bancaire basée à Abidjan.

Ces emplois se sont établis à 47 080,7 milliards de FCFA contre 41 460,7 milliards de FCFA à fin 2020. Selon la Commission bancaire, cette progression est en lien avec la hausse des crédits à la clientèle et des titres de placement.

La structure des emplois reste dominée par les crédits à la clientèle (58,7%) et les titres de placement (26,5%). Les parts des immobilisations financières, des autres immobilisations et de divers emplois se situent respectivement à 0,5%, 11,4% et 2,9%.

Les crédits à la clientèle nets de provisions, se sont accrus de 12,5% l’an pour atteindre 27 622 milliards de FCFA à fin 2021, après le ralentissement observé en 2020 où

 Cette progression était de +6,4% (après 10,6% en 2019 et 10,5% en 2018).

<<La structure des crédits est dominée par les crédits à court terme (54,5%), suivis des crédits à moyen terme (36,6%), des crédits à long terme (4,1%), des opérations de location-financement (0,9%) et des créances en souffrance (3,9%)>>, souligne le Secrétariat de la Commission bancaire. Il précise que cette structure est restée quasi stable sur les cinq dernières années.

Les crédits à court terme s’élèvent à 15 065,9 milliards, en croissance de 13,3% en rythme annuel tout comme en 2020.Ceux à moyen terme se chiffrent à 10 109,1 milliards, en hausse de 12,6%, en rythme annuel contre un recul de 0,2% un an plus tôt. Quant aux crédits à long terme, ils sont ressortis à 1127,9 milliards de FCFA, enregistrant une progression de 12,6% contre 7,2% en 2020.

Concernant les opérations de location-financement, elles ont atteint 252,1 milliards de FCFA, en augmentation de 9,0%, en rythme annuel, à fin décembre 2021, contre 0,8% un an plus tôt.

S’agissant des créances en souffrance nettes, elles se sont établies à 1 067 milliards de FCFA, soit une hausse de 2,0% sur l’année 2021 contre une baisse de 4,0% en 2020.

En ce qui les concerne, les titres de placementse sont chiffrés à 12 470,8 milliards de FCFA durant la période sous revue, en augmentation de 1 901,0 milliards (+18,0%) sur l’année contre 24,8% en 2020, en relation notamment avec l’émission par les Etats de “Bons COVID-19″.

 Les immobilisations financières sont évaluées à 258,5 milliards à fin 2021, en baisse de 22,6 milliards (-8,0%). Les autres immobilisations s’établissent, quant à elles, à 5 351,9 milliards de FCFA à fin 2021, en progression, en variation annuelle, de 803,2 milliards (+17,7%). S’agissant des divers emplois, ils se sont accrus de 197,4 milliards (+16,7%) sur l’année pour se situer à 1 377,5 milliards à fin décembre 2021.

Sur un autre registre, le Secrétariat Général de la Commission bancaire a évalué l’évolution de l’indice de concentration HERFINDAHL-HIRSCHMANN (IHH) à fin décembre 2021 , sur la base des crédits à la clientèle. Sur ce point, il faut noter que plus l’IHH d’un marché est élevé, plus le marché est concentré entre un petit nombre d’acteurs revêtant ainsi des risques de situations d’oligopoles. Trois situations sont à distinguer. Quand l’IHH est inférieur à 1 000, cela renvoie à un secteur peu concentré. Lorsqu’il est compris entre 1 000 et 2 000, on est dans la zone intermédiaire c’est-à-dire un secteur moyennement concentré. Mais lorsque l’IHH est supérieur à 2 000, on est dans un secteur concentré, une zone de risques importants.

Les résultats de l’évaluation de la Commission bancaire suggèrent que la concentration de crédits du secteur bancaire est très élevée en Guinée-Bissau et faible en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Elle est à un niveau moyen dans les autres pays de l’UMOA. Ces niveaux sont inversement proportionnels à la taille du système bancaire. Entre 2017 et 2021, l’IHH est en baisse dans la plupart des pays ainsi que dans l’Union, prise dans son ensemble. <<Ainsi, souligne la Commission bancaire, la concentration au sein du secteur bancaire, bien qu’importante, est inscrite dans une tendance baissière, liée notamment à l’entrée sur le marché de nouveaux acteurs.>>

S’agissant de la qualité du portefeuille, l’encours des créances en souffrance brutes a baissé de 23,4 milliards pour se situer à 3 059,4 milliards de FCFA à fin décembre 2021 contre 3 082,8 milliards un an plus tôt. Sur la base des provisions constituées à hauteur de 1 992,4 milliards, qui sont en baisse de 44,1 milliards (-2,2%), les créances en souffrances nettes du système bancaire sont ressorties à 1 067,0 milliards de FCFA en 2021, soit une hausse de 2,0%.

Le taux brut de dégradation du portefeuille de l’Union affiche 10,3% à fin décembre 2021 contre 11,6% en 2020, en amélioration de 1,3 point de pourcentage. Le taux net s’est également contracté de 0,4 point, en se fixant à 3,9% en 2021 contre 4,3% un an plus tôt

Quant au taux de provisionnement, il s’est situé à 65,1% à fin décembre 2021, en baisse de 0,9 point de pourcentage comparativement à la même période de l’année précédente.

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