Il s’agit d’un projet ambitieux qui consiste à implanter un réseau ferroviaire urbain de 300 kilomètres de rails dans la ville de Kinshasa, capitale de la RDC. Le coût total du projet est estimé à 2 milliards USD et sera financé par le gouvernement et des partenaires de la société Métro-Kin, porteuse du projet.
Au cours d’un point de presse tenu le 11 août 2022 à Kinshasa, le directeur général de l’entreprise de transport Métro-Kin, Erick Onepunga, a informé que son entreprise a pour mission de « réhabiliter, moderniser et gérer le chemin de fer dans la ville ». Pour ce faire, Métro-Kin projette trois millions de déplacements par jour à la fin de la construction des trois premières phases.
C’est un véritable casse-tête lorsqu’il faut se déplacer dans la ville de Kinshasa. D’une part, il s’observe l’insuffisance des routes intermédiaires susceptibles de faciliter la fluidité de la circulation. Et d’autre part, c’est l’inaccessibilité à certains coins périphériques où les transporteurs refusent de se rendre. Les Kinois sont ainsi soumis au quotidien, à une « marche de santé », à cause des transports en commun qui, parfois montent les enchères, ou se font rares surtout pendant les heures de pointe.
Face à cette situation, le projet que porte l’entreprise Métro-Kin vient à point nommé et pourra être un ouf de soulagement pour la population de Kinshasa qui s’élève à plus de 12 millions d’habitants.
Ce projet, d’après Erick Onepunga, a quatre phases qui vont permettre l’implantation d’un réseau ferroviaire urbain de 300 kilomètres de rails dans la ville. La première phase, a-t-il expliqué, est comprise entre la gare centrale et l’aéroport international de Ndjili. Elle comprend 25 Kilomètres avec tracés existants, et servirait plus au moins 500.000 passagers par jour, a précisé le directeur général de Métro-Kin.
La deuxième phase concernée par ce projet, poursuit-il, est la plaine de Kinshasa avec 75 kilomètres. La troisième phase est la boucle : 90 kilomètres. Et enfin, la quatrième phase est axée entre l’aéroport de Ndjili et Maluku, pour une distance de 80 kilomètres avec tracés à créer.
Et à lui de rassurer que Métro-Kin compte relever ce défi. « La mobilité aisée et sécurisée des Kinoises et Kinois est l’une des préoccupations majeures de notre mégapole du fait de l’importance socio-économique du transport », a-t-il reconnu.
Par ailleurs, Métro-Kin dit déjà avoir reçu, du gouvernement congolais, un décaissement de 20 millions USD pour l’exécution de la première phase.
