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Sénégal : dégradation du climat des affaires en mai 2022

Au mois de mai 2022, le climat des affaires au Sénégal s’est dégradé de 2,9 points par rapport au mois précèdent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar. L’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, s’est établi à 99,5 contre…

Au mois de mai 2022, le climat des affaires au Sénégal s’est dégradé de 2,9 points par rapport au mois précèdent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.

L’indicateur synthétique, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, s’est établi à 99,5 contre 103 au mois d’avril 2022.Il se retrouve ainsi en-dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100. « Cette contraction reflète essentiellement le pessimisme des chefs d’entreprises du secteur des services », note la DPEE dans son Point de conjoncture de la période sous revue. En glissement annuel, l’indicateur du climat des affaires a perdu 0,8 point en mai 2022 puisqu’il se situait à 100,3.

Dans le secteur des services, les résultats de l’enquête mensuelle d’opinion de la DPEE indiquent que les difficultés mentionnées par les interrogés sont la corruption et fraude (44%), la fiscalité (44%), les délestages d’électricité (25%), la concurrence jugée déloyale (19%) et l’accès au crédit (19%). L’indicateur du climat des affaires de ce sous-secteur s’est dégradé de 6,5 points, en rythme mensuel, traduisant le repli de l’opinion sur la baisse des chiffres d’affaires réalisés et attendus.

Pour ce qui est de l’industrie, les contraintes à l’activité les plus citées par les chefs d’entreprises interrogés par la DPEE sont les difficultés de l’approvisionnement en matières premières (46%), la demande (37%), la concurrence supposée déloyale (29%), le recouvrement des créances (20%) et la fiscalité (11%). « Toutefois, signale la DPEE, le climat des affaires de ce sous-secteur s’est amélioré de 1,0 point, en rythme mensuel, en relation avec l’orientation favorable des soldes d’opinion sur la production et les perspectives des carnets de commandes à recevoir. »

Pour le sous-secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), les enquêtés ont, en majorité, soulevé les difficultés de recouvrement des créances (100%), la fiscalité (50%), l’accès au crédit (50%), l’accès au foncier (25%), la vétusté des équipements (25%) et la demande (25%) comme principales entraves à l’activité. Néanmoins, l’indicateur du climat des affaires du sous-secteur a gagné 1,9 point en mai 2022, du fait de la bonne tenue des commandes privées et publiques (réalisées et attendues) et de l’activité générale.

Concernant le commerce, les difficultés relevées majoritairement par les chefs d’entreprises sont le recouvrement difficile des créances (50%), la demande (50%), la concurrence jugée déloyale (43%), les difficultés d’approvisionnement en matières premières (38%) et la fiscalité (38%). L’indicateur du climat des affaires dans le sous-secteur a, toutefois, augmenté de 0,3 point, en liaison avec les orientations favorables des opinions sur les chiffres d’affaires réalisés et attendus.

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