Dr Amon Julien Koffi, Directeur général de l’entreprise Dici Immobiliers, accuse. La SIB récuse.
Un swift de transfert de 60 millions d’euros (40 milliards FCFA ) porté disparu! C’est l’objet du litige qui oppose en ce moment la Société Ivoirienne de Banque (SIB), filiale du groupe Attijariwafa Bank, à un entrepreneur ivoirien. Dr Amon Julien Koffi, Directeur général de l’entreprise Dici Immobiliers, accuse en effet la SIB d’avoir détourné ses 60 millions d’euros destinés à la construction de 4500 logements à Bingerville dans le District d’Abidjan.
Selon ses déclarations rapportées par plusieurs journaux ivoiriens, des virements en provenance de banques européennes d’une valeur totale 60 millions d’euros (40 milliards de FCFA) ont été faits sur des comptes ouverts dans les livres de la SIB. Les premiers transferts sont arrivés à la SIB le 26 mai 2020. « Nous avons fait toutes les déclarations afférentes à cet argent-là. Nous avons écrit au Directeur des emprunts extérieurs. On a rempli la fiche 57 qui est le document d’agreement d’entrée de fonds », explique-t-il. Mais selon l’homme d’affaires, toutes les démarches entreprises n’ont pas abouti et, plutôt que d’entrer en possession de son dû, il a été emprisonné à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan suite à une plainte de la SIB.
Face à ces accusations, la Société Ivoirienne de Banque a réagi. Dans un communiqué dont Financial Afrik a reçu copie, la direction de la SIBs’inscrit en faux et déclare que la banque est victime d’un « acharnement médiatique».
La Société Ivoirienne de Banque (SIB) fait l’objet, depuis plusieurs semaines, d’une campagne de dénigrement orchestrée par certaines personnes affirmant qu’elles auraient été destinataires, en 2020, soit depuis deux années, de virements en provenance de banques européennes d’une valeur totale de quarante milliards de francs sur des comptes ouverts dans les livres de la SIB. Selon ces personnes, ces fonds auraient été reçus par la SIB, prétendument détournés par elle, les privant ainsi de leur droit.
La SIB regrette encore une fois l’acharnement médiatique dont elle est l’objet de la part de ces personnes qui, méprisant volontairement les recours légaux (auprès des organismes de contrôle des banques et auprès de la justice, notamment) pouvant être exercés par tout opérateur s’estimant lésé, préfèrent tenter de ternir publiquement son image d’institution honorée d’être, avec engagement et détermination, au service du développement de la Côte d’Ivoire depuis soixante ans.




