Sous la houlette de son président du conseil d’administration, Akinwumi Adesina et de son CEO Alain Ebobissé, Africa 50 vient de tenir ses assemblées générales le 19 juillet à Marrakech en présence des administrateurs, des décideurs gouvernementaux, institutionnels panafricains, des banques de développement et des représentants du secteur privé africain. En
6 ans, le fonds dédié au financement des infrastructures a signé des projets innovants dont plusieurs premières mondiales et africaines. En voici quelques exemples de ces projets qui vont d’une obligation verte à une titrisation synthétique jamais réalisée au monde.
• En 2019, aux côtés de Scatec et Norfund, Africa50 a financé six centrales du parc solaire de Benban en Égypte. A l’époque, c’était la plus grande centrale solaire au monde à utiliser la technologie biface qui capte la lumière des deux côtés du panneau. Et récemment, ce projet a bénéficié d’un refinancement qui a été la première obligation verte émise pour un financement d’infrastructure sans recours en Afrique.
• Au Cameroun, Africa50 a investi dans la centrale de Nachtigal, actuellement en construction. Il s’agit de la plus grande centrale hydroélectrique à capitaux majoritairement privés d’Afrique. Ce projet dont le coût global est estimé à 1,2 milliard d’euros, a été financé en fonds propres par les partenaires et pas moins de 11 institutions financières internationales et 4 banques commerciales locales, dont Attijariwafa Bank, y ont participé.
• En 2018, aux côtés de la Banque africaine de développement, , Africa50 a investi dans une opération de titrisation synthétique d’1 milliard de dollars américains, pour titriser un portefeuille de plusieurs projets africains. C’était la première titrisation synthétique au monde jamais réalisée entre une banque multilatérale de développement et des investisseurs du secteur privé.
Les projets de Africa 50 en cours de développement sont tout aussi passionants et impactants. Voici un petit tour dans le pipeline.
• Africa50 a été mandaté par les gouvernements de la République du Congo et la République Démocratique du Congo, pour développer et structurer en partenariat public- privé, le premier pont qui va relier Kinshasa et Brazzaville. Ce projet emblématique qui est attendu depuis plusieurs décennies est également soutenu par la Banque Africaine de Développement. Et à l’ère de la zone de libre-échange continentale, il permettra de créer un lien stratégique entre les corridors de transport du Nord et du Sud de l’Afrique.
• Au Kenya, Africa 50 est actuellement en train de développer le premier financement de lignes de transport d’électricité réalisé sur une base de partenariat public-privé en Afrique. C’est un projet en partenariat avec la société indienne Power Grid, qui figure parmi les leaders mondiaux de ce secteur.
• Au Sénégal, dans le cadre du financement de la Centrale de Malicounda, Africa 50 a financé le démarrage des travaux en arrangeant, en plus des fonds propres décaissés, un crédit relais avec un pool bancaire régional, mené par Ora Group. Cette transaction a permis de commencer la construction sans avoir à attendre la dette senior à long terme.. La phase de construction a démarré avec un gain de 18 mois d’avance sur le calendrier d’éxecution du projet. Malicounda est désormais finalisée et sera bientôt connectée au réseau.
En outre, le fonds Africa 50 d’accélération des infrastructures dirigé par Vincent Le Guennou, devrait procéder à son premier closing avant la fin de l’année. La taille cible de ce véhicule est fixé à 500 millions de dollars.
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