L’Etat du Cameroun retournera sur le marché des titres publics au cours de ce troisième trimestre en sollicitant l’épargne de tous les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Selon le calendrier prévisionnel des émissions des titres publics publié par le ministère des Finances, entre juillet et septembre, cinq émissions sont prévues sur le marché de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) avec pour objectif de mobiliser une enveloppe de 178 milliards de FCFA (275 millions de dollars).
Dans le détail, 118 milliards de FCFA (183 millions de dollars) devraient provenir des émissions de Bons du Trésor Assimilables (BTA) et 60 milliards de FCFA (93 millions de dollars) issus des Obligations du Trésor Assimilables (OTA). Des fonds destinés au financement des projets de développement inscrits dans la loi de finances 2022.
Ladite loi rectificative votée par le parlement en juin dernier fixe le seuil d’émissions de titres publics et d’emprunts obligataires à 550 milliards de FCFA (851 millions de dollars), soit un accroissement de 190 milliards de FCFA (294 millions de dollars), par rapport à la loi de finances initialement en vigueur depuis le début de l’année qui fixait globalement le montant issu à travers ce mécanisme d’endettement à 360 milliards de FCFA (557 millions de dollars).
D’après des sources, le choix opté aussi bien pour les BTA qui sont de courte durée que les OTA de longue maturité, a pour but d’apporter une certaine flexibilité dans les finances publiques alors que le pays est confronté à un environnement difficile.
La mission du Fonds monétaire international qui a séjourné au Cameroun en juin 2022 situe l’inflation à 4,6%. Une inflation inquiétante non seulement parce qu’au-dessus de la norme communautaire en zone CEMAC qui est de 3%, mais qui représente également le chiffre le plus élevé depuis une quinzaine d’années.
