La Banque Mondiale approuve un décaissement pour la RDC, une première depuis 2005.
Le ministre d’Etat, ministre du Budget, le ministre des Finances, la Gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC) ainsi que le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) ont conjointement animé, mercredi 06 juillet 2022, une conférence de presse axée sur la conclusion de la deuxième revue du PEG appuyé par la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Selon les conclusions de ces échanges, l’exécution du budget de l’Etat au 30 juin 2022 est «relativement satisfaisante dans un contexte de fragilité, marqué au niveau international par les effets de la guerre en Ukraine et au niveau national, par les effets de la guerre à l’Est du pays».
Les participants ont noté la performance avérée dans la mobilisation des recettes domestiques occasionnée, notamment, par l’embellie des cours des produits miniers et la poursuite des efforts du Gouvernement pour la mobilisation accrue des recettes publiques.
Il est également indiqué l’amélioration de la qualité de la dépense publique, ayant recouru aux procédures standard de la chaine de la dépense publique, tout en réduisant le niveau des dépenses d’urgences.
Quant aux retombées de cette deuxième revue, c’est d’abord le décaissement immédiat de 203 millions de dollars américains d’appui à la balance des paiements, qui vont conforter les réserves de change à la BCC, c’est aussi l’accélération de l’utilisation de DTS avec un décaissement supplémentaire de 211 millions USD en faveur du Programme de développement local de 145 territoires. Il faut également noter l’octroi, le 23 juin dernier, par la Banque mondiale d’un appui budgétaire d’USD 250 millions, qui n’aurait pas eu lieu sans un programme formel avec le FMI. Le dernier appui budgétaire de cette institution remontant à l’année 2005.
Les reformes qui sont actuellement engagées seront poursuivies et renforcées dans plusieurs secteurs. Notamment, l’informatisation de la chaine de la recette pour renforcer les capacités des régies financières à mobiliser les recettes ; l’élargissement de l’assiette fiscale par l’introduction de l’impôt sur les revenus des personnes physiques et sociétés ; la rationalisation des dépenses fiscales, la réforme du système de subvention aux prix du carburant ; l’encadrement de la dette publique à travers une loi ; la rationalisation et la maîtrise de la masse salariale, la lutte contre la corruption ainsi que l’amélioration de la gouvernance et la transparence dans le secteur minier.
Concernant le secteur monétaire, la conclusion de la 2ème revue donne droit à un tirage immédiat d’un montant de 203 millions d’USD au titre d’appui à la balance des paiements. Ce financement permettra de conforter davantage le niveau des réserves officielles de la République.
En outre, la poursuite de la stabilité du taux de change reste le fruit de la coordination des actions menées par le Gouvernement et la BCC dans la conduite de la politique budgétaire et de la politique monétaire, attesté notamment par une stricte observation du pacte de stabilité et le suivi rapproché des facteurs de liquidité au niveau de la BCC.
