Le Roi du Maroc Mohammed VI a appelé les dirigeants africains à miser davantage sur le potentiel humain du continent pour arriver au développement économique.
Dans un message adressé à la réunion du groupe africain des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales des Etats africains membres de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) ouvert ce mardi 5 juillet 2022 à Marrakech, Mohamed VI a mis en exergue les pressions qui continuent de peser sur le continent après la pandémie de Covid-19 et la crise ukrainienne. Il s’agit notamment de la hausse record des cours de l’énergie, des produits alimentaires et des matières premières.
« Dans cette conjoncture difficile, notre continent apparaît comme l’une des régions les plus touchées, tant au regard des multiples périls qui menacent sa sécurité alimentaire et énergétique que de la baisse des taux de sa croissance économique », a-t-il noté.
Cette situation est exacerbée par la forte dépendance économique des Etats africains vis-à-vis de l’exportation des produits de base, ainsi que la faible exploitation du potentiel agricole. En outre, la solution passe par l’implication du potentiel humain au cœur de toute politique de développement.
« Afin de corriger ces défaillances, les efforts doivent s’intensifier pour élaborer des programmes intégrés de développement, selon des objectifs clairs et des instruments de financement innovants. Ces dispositifs devront inscrire le citoyen africain au cœur de leurs préoccupations et s’articuler essentiellement autour d’une mise en valeur des opportunités d’intégration économique entre les pays africains. »
Le Roi a également appelé à plus d’actions de la communauté internationale en faveur des pays africains afin de faire face à la situation inflationniste qui frappe l’économie mondiale et plus particulièrement le continent africain. Notamment dans la prise en charge de la dette africaine, qui selon le souverain, obère chaque jour un peu plus les ressources limitées affectées au processus de développement.
L’autre point concerne le deficit de financement colossal dont souffrent les pays africains, actuellement confrontés à des besoins de financement gigantesques, estimés annuellement à des centaines de milliards de dollars. Pour cause le contexte de pénurie des financements concessionnels et de durcissement des conditions de leur attribution, l’augmentation des besoins en financement entraine un renchérissement aigu du service de la dette plombe davantage la situation économique de nombreux pays africains.
