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La BDEAC opte pour le renforcement du processus de notation financière internationale

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) dont l’implémentation des projets intégrateurs dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) reste une priorité, s’est donné de nouveaux objectifs au cours des cinq prochaines années. Présentant sa vision pendant le quinquennat qu’il aura à passer à la tête…

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) dont l’implémentation des projets intégrateurs dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) reste une priorité, s’est donné de nouveaux objectifs au cours des cinq prochaines années.

Présentant sa vision pendant le quinquennat qu’il aura à passer à la tête de l’institution de financement du développement de la sous-région, le nouveau président, Dieudonné Evou Mekou, a notamment précisé que l’accent sera mis sur l’aboutissement du processus de notation financière de la banque par une agence internationale de rating « dans le but de renforcer la qualité de la signature institutionnelle de la banque ».

Toujours dans l’optique de renforcer la gouvernance, il a également insisté sur l’amélioration continue de l’appareil de gestion qui se traduira, entre autres, par l’adoption des normes IFRS comme référentiel comptable de la banque, ainsi que l’accroissement du volume des financements en faveur des opérateurs économiques publics et privés de la sous-région.

Dans un contexte économique plombé par des effets dévastateurs des crises multiformes qui secouent le monde, la place de la BDEAC comme instrument de financement des économies sous-régionales n’est plus à démontrer d’autant qu’à ces crises, s’est ajoutée la baisse du prix du baril du pétrole dont dépend quasiment l’ensemble des pays de la CEMAC.

Ces dernières années, la BDEAC se positionne comme l’un des bailleurs de fonds locaux les plus actifs de la sous-région, à travers le financement des projets intégrateurs où les pays de la CEMAC ont pu mobiliser auprès des partenaires internationaux plus de 2.492  milliards de FCFA (4 milliards de dollars). Depuis 2020, et sur une période trois ans sans discontinuité, la banque procède au lancement de l’emprunt obligataire de 100 milliards de FCFA (160 millions de dollars) chaque année tandis qu’en début d’année, ce sont 309 milliards de FCFA (533 millions de dollars) qui ont été injectés par la BDEAC pour le développement des projets intégrateurs.

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