Face à la pénurie de blé due à la guerre en Ukraine, le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi 28 juin, un prêt de 500 millions USD pour aider l’Egypte à financer ses achats de blé. Ces fonds permettront également au pays de continuer à fournir du pain subventionné aux ménages pauvres et vulnérables.
Le pays de l’Afrique du nord, premier importateur de blé au monde, subit de plein fouet la variation des prix de ce produit sur le marché international. La guerre en Europe a déjà fait grimper les prix des céréales puisque la Russie et l’Ukraine exportent près d’un tiers du blé mondial.
« Cette opération d’urgence intervient à un moment très critique alors que la sécurité alimentaire de nombreux pays est menacée par la guerre en Ukraine », a déclaré Marina Wes, directrice de la Banque mondiale pour l’Égypte, le Yémen et Djibouti.
Le pays du Maghreb traverse actuellement une situation très difficile à cause de cette guerre qui menace d’instaurer une crise alimentaire. Selon les statistiques officielles, près de 70 millions de personnes qui dépendent du pain subventionné par le gouvernement, principalement fabriqué à partir de blé importé, sont menacées. Les chiffres révèlent également qu’environ un tiers des 103 millions d’habitants que compte l’Égypte vivent dans la pauvreté.
Actuellement, les autorités ont du mal à maintenir les prix du pain à leur niveau actuel et ont déjà autorisé les boulangeries privées à augmenter leurs prix. S’exprimant sur cette question, Ali el-Moselhy, ministre en charge de l’Approvisionnement a informé que le gouvernement prévoit de réduire ses importations de blé de 500000 tonnes par an, soit environ 10 %. L’Etat , importera, souligne-t-il, jusqu’à 5,5 millions de tonnes au cours du prochain exercice budgétaire qui commence le 1er juillet.
Pour rappel, l’Egypte achète chaque année quelque dix millions de tonnes (public et privé) de blé sur les marchés internationaux. En 2021, 50% de ce blé provenaient de Russie et 30% d’Ukraine.
