L’accélération de l’inflation en 2022 sera suivie d’une décélération en 2023, sous l’hypothèse d’une hausse attendue de la production vivrière locale sur cette période ainsi qu’un retour progressif à la normale des échanges commerciaux. C’est ce que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest annonce dans son rapport sur l’évolution des prix à la consommation dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en 2021 et perspectives.
« Pour l’année 2023, la baisse projetée de l’inflation serait impulsée par la perspective d’une hausse de la production vivrière pour la prochaine campagne agricole 2022/2023. Le taux d’inflation, en moyenne annuelle dans l’Uemoa, s’établirait à 6,2% en 2022 suivant le scénario central de prévision et évoluerait dans un intervalle de 5,9% à 6,5% selon les scénarios baissier et haussier », relève la banque centrale dans son document de 35 pages. Précisant qu’en 2023, la hausse des prix serait de 3,2% suivant le scénario central et se situerait dans une fourchette de 2,6% à 3,7% selon les scénarios alternatifs.
Pour l’année 2022, l’institut d’émission des 8 Etats membres de l’Uemoa indique qu’une forte accélération de l’inflation est anticipée en 2022. L’exacerbation des tensions inflationnistes dans l’année en cours s’expliquerait par la baisse sensible de la production vivrière de la campagne agricole 2021/2022 combinée à la persistance des difficultés d’approvisionnement des marchés, inhérentes aux incidences des crises sécuritaire et politique dans certains pays de la zone.
En rappel, le niveau général des prix à la consommation dans la région a enregistré une hausse, en moyenne, de 3,6% en 2021 après celle de 2,1% en 2020. Une évolution principalement imprimée par l’accroissement des prix des produits alimentaires, dont la contribution à l’inflation totale s’est élevée à +2,7 points de pourcentage contre +1,6 point de pourcentage un an plus tôt.
