De notre Envoyé spécial au Caire, Issouf Kamagate
Le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), Wamkele Mene, conseille qu’il est temps de mettre en œuvre des actions politiques et institutionnelles qui élimineront les entraves et ouvriront des opportunités pour la jeunesse africaine.
Une action urgente qui nécessite d’être traitée aussitôt, dit-il, car la pandémie a eu de graves répercussions négatives sur les jeunes. « Elle a notamment causé des pertes d’emplois sur le continent, selon la BAD, elle a réduit le PIB de l’Afrique de 165 milliards de dollars et a replongé près de 30 millions d’Africains dans la pauvreté », a ajouté le secrétaire général de la Zlecaf qui s’exprimait le 16 juin 2022 au Caire (Egypte), en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) au Caire (Egypte).
Le continent, selon Wamkele Mene, a une dépendance excessive vis-à-vis de l’exportation des matières premières et une dépendance excessive vis-à-vis de l’Europe en tant que principal marché d’exportation. Mais l’on assiste aujourd’hui à une réduction de 53 % des exportations vers l’Europe en 2020-2021, et une augmentation de 27 % du coût du blé et des autres céréales.
Sans oublier les effets de la crise Russie-Ukraine qui a déclenché une hausse des prix internationaux des matières premières, l’inflation et les difficultés des chaînes d’approvisionnement sont en difficulté. Or, « les jeunes sont particulièrement vulnérables aux fluctuations de l’économie, lors d’une pandémie ainsi que par l’impact à long terme qu’elle aura sur l’économie », a déploré Wamkele Mene.
