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AAM 2022 : les matières premières brutes indispensables pour les réserves énergétique, selon le secteur privé égyptien

De notre Envoyé spécial au Caire, Issouf Kamagate Le président de l’Association des hommes d’affaires égyptiens, Dr Yousry El-Sharkawi, a souligné la nécessité de préserver les matières brutes indispensables pour les réserves énergétiques. Car, dit-il, l’Afrique ne dispose que de 3 % d’électricité dans le monde et produit 6% du pétrole mondial. C’était ce vendredi…

De notre Envoyé spécial au Caire, Issouf Kamagate

Le président de l’Association des hommes d’affaires égyptiens, Dr Yousry El-Sharkawi, a souligné la nécessité de préserver les matières brutes indispensables pour les réserves énergétiques. Car, dit-il, l’Afrique ne dispose que de 3 % d’électricité dans le monde et produit 6% du pétrole mondial. C’était ce vendredi 17 juin, au cours d’une table ronde portant sur « la promotion du commerce Égypte-Afrique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf) » organisée en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

Selon Yousry El-Sharkawi, les économies africaines doivent poursuivre les efforts en renforçant les productions des énergies renouvelables dans le cadre de la transition énergétique.

La production d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables dans son pays a connu une augmentation de 17,2 %. Elle est passée de 8,7 milliards de kWh en 2019/2020 à 10,2 milliards de kWh en 2020/2021. Dans le cadre de son programme « Egypt Vision 2030 », l’Egypte se dirige vers une utilisation accrue des énergies renouvelables.

L’exemple type est la nouvelle capitale située à 45 km à l’est du Caire, construite dans le désert. Son objectif est de réduire la densité de la population au Caire, d’attirer des investissements étrangers, de créer de l’emploi et de moderniser l’appareil administratif. Les infrastructures de cette nouvelle ville et le reste du pays ont nécessité, à l’Etat égyptien, un investissement de 400 milliards de Fcfa durant ces sept dernières années.

Selon Kanayo Awani, la directrice de l’initiative commerciale intra-africaine d’Afreximbank, l’institution a également noué des partenariats avec des entreprises égyptiennes pour les aider à étendre leur présence en Afrique. « Cette concentration sur l’Afrique, avant même le début des échanges dans le cadre de la Zlecaf a permis aux exportations de l’Égypte vers l’Afrique de passer à 4,7 milliards de dollars en 2021, contre 214 millions de dollars en 2001 », a-t-elle fait savoir.

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