Le Conseil supérieur spécial de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) s’est tenu, tard dans la soirée du mercredi 15 juin, autour du président Félix-Antoine Tshisekedi. Les membres du gouvernement, officiers supérieurs de l’armée et de la police ainsi que les présidents de deux chambres du Parlement ont pris part à cette réunion sécuritaire dite « importante » dans un contexte de crise entre le pays et son voisin de l’est, le Rwanda.
L’insécurité qui prévaut à l’est de la RDC ne laisse pas indifférentes les autorités du pays. C’est dans cette optique que le président Félix Tshisekedi a présidé une réunion dite stratégique qui a abouti à plusieurs décisions. On note, entre autres, la demande du retrait immédiat du sol congolais, par le Rwanda, de ses troupes venues en appui aux terroristes du M23 et la suspension, par Kinshasa, de tous les protocoles d’accord, accords et conventions conclus avec le pays voisin.
« Le Conseil de sécurité spécial de la RDC a, en outre, salué les efforts de paix et de médiation engagés par le président Joao Lourenço de la République d’Angola dans le cadre de la conférence internationale sur la région des grands lacs CIRGL et le président Uhuru Kenyatta de la République de Kenya dans le cadre de la Communauté de l’Afrique de l’Est », a fait savoir le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, qui a fait le point des décisions prises.
Selon le porte-parole du gouvernement, le conseil a également salué la « forte mobilisation patriotique de la population congolaise pour le soutien indéfectible à nos forces et de sécurité ». À ce sujet, Patrick Muyaya a indiqué que le ministre en charge de l’Intérieur et le commissaire général de la police nationale congolaise ont été chargés de prendre toutes les dispositions requises pour éviter la stigmatisation, la chasse à l’homme et tout autre acte de nature à trouver l’ordre public, l’unité et la cohésion nationale durant cette période.
Par ailleurs, il a été demandé au gouvernement d’assurer une « prise en charge immédiate de la population congolaise en détresse », « victime de ces actes de barbarie et de terrorisme qui ne resteront pas impunis », et « à mettre davantage les moyens à la disposition des forces défense et de sécurité pour assurer la défense du pays ».
