De notre Envoyée spéciale en Égypte, Amadjiguene Ndoye
Les 29èmes assemblées annuelles de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) se sont ouvertes ce mercredi 15 juin dans la nouvelle capitale administrative de l’Égypte sur le thème « Réaliser le potentiel de l’AfCFTA dans l’ère post COVID-19 – Tirer parti du pouvoir de la jeunesse ».
Présidant l’ouverture, le président de l’institution, Benedict Oramah, a déclaré que cette édition est celle des jeunes. « Les jeunes peuvent être le catalyseur de l’agenda de tous les pays du continent. Ils seront les véritables moteurs de l’intégration africaine, d’où le rôle d’Afreximbank qui accompagne les PME afin qu’elles puissent participer à la Zlecaf », a-t-il déclaré.
Pour le président de la banque, Afreximbank est aujourd’hui tournée dans le Trade Gatewaye avec un financement de 500 millions de dollars qui va bientôt être mis en œuvre.
La cérémonie d’ouverture a également enregistré la présence du gouverneur de la Banque centrale d’Égypte (CBE), Tarek Amer, pour qui les décideurs africains ont longtemps cherché des solutions en dehors du continent alors que les solutions sont là.
« Les institutions financières sont conscientes que le monde évolue et doivent mener ce mouvement dans le continent. Nous devons juste nous rapprocher et développer la confiance ensemble. Afreximbank est une bonne base à travers laquelle nous pouvons réaliser notre agenda africain », dira-t-il.
Plus de 3.000 personnalités bancaires, gouvernementales et internationales de haut niveau participent à ces rencontres organisées par la Banque centrale d’Égypte en coopération avec Afreximbank. Étalé sur 4 jours, l’événement comprend des réunions du groupe consultatif et l’assemblée générale annuelle des actionnaires, complétées par des séminaires et des plénières.
Les débats porteront principalement sur l’activation du potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) dans la phase post-Covid 19 en bénéficiant de l’énergie de la jeunesse. L’objectif étant de changer les états d’esprits pour booster le commerce africain. Donc plus donner de la valeur au made in Africa.
En termes d’apports, la Zlecaf pourrait stimuler le commerce intra-africain jusqu’à 33 % et réduire le déficit commercial du continent de 51 %.
