La situation économique des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) connaît un ralentissement au cours des deux premiers trimestres de l’année. Leur compétitivité appréciée à partir du Taux de change effectif réel (TCER) global s’est caractérisée par une réduction des gains comparativement au quatrième trimestre 2021.
Sur la base du rapport publié le 9 juin 2022 par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), la variation du TCER global est passée de -2,4 % au quatrième trimestre 2021 à -1, 1 % au premier trimestre 2022. Ce repli de positions concurrentielles s’explique par la réduction des gains des exportations, -1,2 %, contre -2,4 % au quatrième trimestre 2021 et des importations, -1, 1 %, après – 2,3 % au quatrième trimestre 2021.
Les tendances observées au premier trimestre 2022 se poursuivent au deuxième trimestre malgré le différentiel d’inflation favorable à la CEMAC par rapport à ses partenaires économiques du fait de la hausse des prix des produits importés. Par ailleurs, pendant la période sous revue, l’on note une légère dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies de la plupart des principaux partenaires commerciaux
Toutefois, sur la période d’analyse, il ressort que le TCER s’inscrit en dessous du taux de change effectif nominal (TCEN), traduisant un différentiel de taux d’inflation favorable aux pays de la CEMAC à 1,7 % par rapport à leurs principaux partenaires et fournisseurs, 2,9 %.
Au cours d’une audience le 6 juin 2022 avec le chef de l’Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahmat Tolli est revenu sur la situation économique et financière, ainsi que sur les conditions monétaires et économiques de la région « dans ces circonstances où nos pays ont été frappés successivement par différentes crises, comme la crise économique, la crise financière, la crise de la covid-19 et les conséquences de la crise en Ukraine dans nos économies ».
En dépit de cet environnement difficile, « la résilience de nos économies et de nos systèmes financiers, ainsi que des politiques monétaires actuellement mises en œuvre pour atténuer ces crises et maintenir la stabilité financière dans la région et la stabilité macroéconomique », a-t-il précisé.
