Mardi 15 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

CEMAC : les sociétés d’assurance interpellent la BEAC sur la réglementation des changes

Les sociétés d’assurance et réassurance en activité dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), membres de la Conférence inter-africaine des marchés d’assurances (CIMA) sollicitent auprès de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) des aménagements au sujet de la nouvelle réglementation des changes. Confrontées à certaines difficultés opérationnelles…

Les sociétés d’assurance et réassurance en activité dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), membres de la Conférence inter-africaine des marchés d’assurances (CIMA) sollicitent auprès de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) des aménagements au sujet de la nouvelle réglementation des changes.

Confrontées à certaines difficultés opérationnelles dans un environnement difficile renforcé par la pandémie de Covid-19, les compagnies d’assurance souhaitent que des allègements soient apportés sur certaines dispositions de la réglementation de changes en vigueur depuis trois ans.

Au-delà de l’adoption par les organes communautaires qui confèrent à la BEAC la légalité et la légitimité de conduire cette règlementation des changes, « son application stricto sensu au niveau des assurances et réassurances posent quelques problèmes », soutiennent-ils.

Il en est entre autres, de longs délais de règlement à l’étranger des opérations d’assurance. Pourtant, « ces transactions prennent un peu plus de temps dans un secteur où les opérations devraient être réglées avec célérité. Avant ces dispositions, l’opération s’effectuait en 48h ou 72h. Malgré les efforts des assureurs, nous passons plus de temps à demander des autorisations express de transferts », a déploré Andrew Gwodog, l’administrateur directeur général de la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-RÉ).

Toujours au chapitre des difficultés, les sociétés d’assurance relèvent des « incohérences » dans le traitement des dossiers par les banques. Aussi plaident-elles une « harmonisation » des procédures qui contraindraient les banques à faire usage des mêmes documents et à traiter des dossiers dans un délai communément admis et imposable à toutes les banques.

Au regard de son fonctionnement, les sociétés d’assurance estiment que la nouvelle réglementation sur les changes constitue davantage un obstacle au fonctionnement de leur activité, ce qui pourrait au minimum contribuer à la stagnation de la pénétration de l’assurance dont le taux de couverture dans l’espace CIMA tourne autour de 2% actuellement.

L’une des conséquences créée par la nouvelle réglementation consiste à mettre assureurs et réassureurs en porte à faux. Conséquence, « lorsque vous avez à payer une prime à un réassureur même dans la sous-région, lorsque ça prend du temps, et s’il survient un sinistre, ce dernier va arguer l’absence de paiement de prime, non pas parce que vous êtes incapables, mais parce que les délais de traitement pris par l’opération sont rendus parfois très longs ».

Pour l’instant, difficile de savoir la réponse que la BEAC qui a « pris bonne note » apportera à ces récriminations.

Partager :f????in

Financial Afrik Premium

Lisez la finance africaine comme un professionnel

Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.

à partir de 9 € / mois · sans engagement