A l’occasion de la sixième édition des Conférences Risques-Pays organisée ce jeudi 2 juin par Bloomfield Investment, le président directeur général de cette agence de notation, Stanislas Zézé, a révélé que la Côte d’Ivoire a obtenu un score 6,2/10 contre 5,6/10. Ce qui signifie que le pays passe de la catégorie de Risque modéré à la catégorie de Risque faible.
D’après Stanislas Zézé, cette catégorie encourage les investisseurs à venir dans le pays sans réserve. « Ce bond montre la résilience de l’économie ivoirienne aux chocs extérieurs. Une capacité à absorber les chocs et à rebondir. Quand on voit l’embellie de l’économie avec un taux de 7%, cela montre que des efforts ont été faits pour maintenir les fondamentaux », dira-t-il.
Selon l’agence Bloomfield, la Côte d’Ivoire n’est pas surendettée. « Le plus important n’est pas le stock de la dette mais le service de la dette, la capacité à rembourser sa dette et l’exposition en termes de devise pour les pays africains. La Côte d’Ivoire a réduit de 64 à 60% son taux d’exposition à la dette extérieure et a réduit son service de la dette de 72% à 48%. Le stock de sa dette représente 51% de son PIB. La norme régionale est de 70% ».
Si cette performance dans le classement (la catégorie Risque modéré faible) a été tirée par tous les secteurs, le secteur tertiaire demeure celui qui a le plus bonifié cette note, comme le soulignait le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo. Mais le rapport de l’agence de notation panafricaine souligne que le gouvernement ivoirien doit continuer à faire des réformes, « consolider la base des fondamentaux économiques, transformer structurellement l’économie dans une industrialisation en prenant en compte les questions de climat et d’environnement et formaliser l’économie pour permettre d’élargir de façon significative la base fiscale pour pouvoir engranger plus de revenu ».
