Le Fonds pour les infrastructures en Afrique émergente (EAIF) du Groupe de développement des infrastructures privées (PIDG) a accordé un prêt de 10,6 millions de dollars à Serengeti Energy, développeur de la centrale hydroélectrique Nyamwamba ll de 7,8 MW dans le district de Kasese de l’ouest de l’Ouganda. L’accord de financement a été signée le 13 mai 2022.
Pour Wilfred van den Bos, directeur du développement de Serengeti Energy cité par un communiqué publié ce mardi 30 mai, le prêt de l’EAIF permettra à la société de débloquer et de redéployer ses fonds propres de construction dans le financement d’autres centrales d’énergie renouvelable greenfield en Afrique subsaharienne.
La totalité de l’électricité produite par la centrale sur 20 ans sera intégrée au réseau national ougandais. Le projet comprend une ligne de transmission de 5,5 km qui achemine la production de la centrale au réseau régional.
Le gouvernement ougandais prévoit de créer un parc industriel dans le district de Kasese, axé sur la transformation des aliments et des matières premières, entraînant une augmentation de la demande comprise entre 50 et 100 MW.
Selon le directeur des investissements chez les gestionnaires de l’EAIF, Ninety One, Sumit Kanodia, « Nyamwamba ll fournira de l’énergie verte qui stimulera l’activité économique dans une région rurale, débloquera la demande d’électricité supprimée, réduira les pertes de transmission et améliorera la stabilité du réseau électrique ougandais ».
Serengeti Energy compte actuellement sept centrales opérationnelles, en Ouganda, en Afrique du Sud et au Rwanda, et deux en construction au Malawi et en Sierra Leone.
