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Umoa : le marché suspendu aux décisions de la Cédéao le 4 juin prochain

Bientôt cinq mois que le Mali fait l’objet de sanctions économiques et financières de la Communauté régionale d’Afrique de l’ouest (Cédéao), ce qui répercute sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). En témoigne ces communiqués devenus répétitifs publiés par l’agence Umoa-Titres à chaque fois que Bamako fait défaut. « Conformément à ses missions…

Bientôt cinq mois que le Mali fait l’objet de sanctions économiques et financières de la Communauté régionale d’Afrique de l’ouest (Cédéao), ce qui répercute sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). En témoigne ces communiqués devenus répétitifs publiés par l’agence Umoa-Titres à chaque fois que Bamako fait défaut.

« Conformément à ses missions d’information des acteurs du Marché des Titres Publics (MTP), UMOA-Titres informe les investisseurs du MTP que le Trésor Public du Mali n’a pas été en mesure de procéder au règlement de ses engagements financiers sur le MTP en date du 16/05/2022 », informe l’institution basée à Dakar (Sénégal), dans une annonce publiée le 18 mai dernier.

« Il a été constaté le non- paiement des sommes dues ce 16/05/2022 par l’Etat du Mali au titre du paiement des intérêts sur les Obligations Assimilables du Trésor référencées (codes ISIN) ML0000001379 et ML0000001387 pour un montant total de FCFA 2,04 Milliards. Il est à noter que cet incident de paiement intervient dans un contexte où l’Etat du Mali est soumis à des sanctions prises à son encontre par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO », poursuit le docuement.

« Cette situation est suivie avec attention par UMOA-Titres afin de s’assurer du traitement optimal des échéances de la dette contractée par l’Etat du Mali sur le MTP, et ce en collaboration avec les institutions concernées. Nous demeurons mobilisés et attentifs à la situation des investisseurs du Marché des Titres Publics et réaffirmons notre détermination à prendre dans le cadre de nos missions, toutes les initiatives pour garantir un fonctionnement optimal du Marché des Titres Publics », conclut l’agence Umoa-Titres.

L’institution devra-t-elle de nouveau émettre cette note en juin prochain ? Difficile d’y répondre, même si plusieurs sources indiquent que la crise entre la Cédéao et Bamako pourrait connaître un dégel à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat annoncé pour le 4 juin à Accra (Ghana) sur le Mali, mais aussi sur le Burkina et la Guinée. Evoquant notamment une possibilité de compromis sur une prolongation de la transition, quelques semaines après le début de la médiation du président togolais Faure Gnassingbé.

Lors de la dernière réunion du genre tenue fin mars, l’organisation régionale n’avait pas desserré l’étau, malgré la décision de la Cour de justice de l’Uemoa demandant une suspension des sanctions et les effets néfastes de ces dernières dans la sous-région, notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Demandent une transition de 12 à 16 mois supplémentaires pour permettre une levée progressive des sanctions, lorsque Bamako affirmait avoir fait des concessions.

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