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Sous l’effet des sanctions régionales, l’économie malienne vulnérable à la récession

La Banque mondiale (BM) a fait savoir que l’économie malienne devra connaître une croissance positive cette année si les sanctions régionales sont levées au début du deuxième trimestre de 2022. Par contre, le produit intérieur brut réel (PIB réel) connaîtrait une récession en cas de maintien de ces sanctions pour le reste de l’année. C’est…

La Banque mondiale (BM) a fait savoir que l’économie malienne devra connaître une croissance positive cette année si les sanctions régionales sont levées au début du deuxième trimestre de 2022. Par contre, le produit intérieur brut réel (PIB réel) connaîtrait une récession en cas de maintien de ces sanctions pour le reste de l’année. C’est ce qui ressort d’une note sur la situation économique du Mali publiée par l’institution de Bretton Woods au mois d’avril dernier.

Si l’on se fie aux chiffres de la banque, la croissance du PIB réel pourrait encore atteindre environ 3% (soit 2 points de pourcentage de moins que ce qui était prévu avant les sanctions) si le pays ne fait l’objet d’aucune sanction. La BM annonce même des perspectives favorables avec un redressement progressif de la croissance pour atteindre 5,2% en moyenne en 2023-24.

Concernant l’inflation, elle continuerait d’augmenter en 2022 et se normaliserait à moyen terme pour atteindre l’objectif régional (2%) d’ici 2024.

S’agissant du déficit budgétaire, sous réserve de la levée des sanctions d’ici le début du deuxième trimestre, il devra se réduire à 4,5 % du PIB en 2022, avant de converger progressivement vers le plafond de 3 % de l’UEMOA d’ici 2025.

Quant au déficit de la balance courante, il devrait se stabiliser autour de 4,2 % du PIB en 2022, avant de diminuer progressivement.

Pour sa part, le taux de pauvreté national devrait stagner à 44% en 2022 et le nombre de pauvres augmenter probablement à 9,3 millions.

Par ailleurs, l’organisation internationale a souligné qu’en l’absence d’accord sur la transition politique, la prolongation des sanctions entravera davantage les perspectives de croissance en 2022 et au-delà.

Pour rappel, depuis le 9 janvier dernier, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont imposé de lourdes sanctions économiques et financières au Mali. Le pays s’est vu privé de nombreuses pratiques commerciales et financières avec les États membres de la CEDEAO.

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