Lancés le 9 mai 2022, les travaux de la quinzième Conférence des parties (COP15) contre la désertification ont pris fin vendredi 19 à Abidjan (Côte d’Ivoire). A l’arrivée, le président du comité d’organisation, Abou Bamba, a révélé que « L’initiative d’Abidjan » ou « Abidjan Legacy Program » démarre dès cette semaine.
« Nous avons une feuille de route assez claire et des moyens financiers pour pouvoir commencer ce programme », a -t-il déclaré. « La COP 15 est la COP de l’action. Le fait d’abriter cette manifestation nous donne l’immense liberté et privilège de démarrer, dès sa clôture, à mettre en œuvre nos projets en fonction des régions du pays », a ajouté Abou Bamba.
L’initiative d’Abidjan, qui vise à mettre en œuvre les recommandations de la COP 15 au plan national, est différente de « L’appel d’Abidjan ». Il s’agit d’un programme de développement, de création d’emplois, de réduction de la pauvreté, d’amélioration des conditions de vie des femmes et de l’amélioration de la pauvreté, de redistribution de la richesse sur le territoire ivoirien. Alors que L’appel, lui, est adressé aux chefs d’Etats sur les questions de réhabilitation restauration des sols. Il vise également à mettre en relief les programmes de développement liés à la dégradation des sols, et jette un coup d’œil sur la baisse de la production agricole face à la montée des prix des denrées sur le marché, le programme évoque le cas de l’emploi des jeunes. « C’est un appel politique de très haut niveau », affirme Abou Bamba.
Pour le secrétaire exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’environnement en Côte d’Ivoire, la COP 15 était une « rencontre historique » en raison du nombre de participants (plus de 7.000), de la nature des participants et des débats qui se sont tenus. « Abidjan a été le lieu où on a échangé sur les questions de conservation, les questions d’environnement. La Cop 15 d’Abidjan a été une COP de développement durable qu’une question d’environnement pris en compte uniquement », note le président du comité d’organisation.
Par ailleurs, la rencontre a fait l’objet de 4.000 articles publiés dans 120 pays et 40 langues, selon les organisateurs. « Cela est sans précédent dans l’histoire de la COP », affirme pour sa part le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (Cnulcd), Ibrahim Thiaw.
Au regard du fait que le quart des émissions à effets de serre provient des terres dégradées, engendrant une dégradation de 40% de la planète, il affirme que la question de la restauration des terres est cruciale pour l’humanité. Tout en accélérant la restauration de 1 milliard ha de terre d’ici 2030.
