Comme annoncé cette semaine par Financial Afrik, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et l’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO) ont signé le 17 mai dernier à Luanda (Angloala), un protocole d’accord pour la création d’une Banque africaine de transition énergétique. Tout savoir sur cette initiative qui vise à accroître les investissements du secteur privé dans les projets pétroliers et gaziers africains.
Il s’agit d’un projet commun entre les deux parties. La Banque de la transition énergétique en gestation aura pour mission d’accélérer le développement économique de l’Afrique. Tout en veillant à ce que ces progrès soient compatibles et complémentaires avec les Objectifs de développement durable (Odd) ainsi qu’avec les objectifs sociaux et environnementaux à long terme du continent tels qu’énoncés dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine : ‘L’Afrique que nous voulons’.
En réponse au besoin urgent et existentiel sur le continent concernant les effets profonds du changement climatique, elle sera le catalyseur de la révolution verte, indiquent les promoteurs. Surtout que l’industrie pétrolière et gazière africaine fait face à des pressions croissantes à mesure que les investissements internationaux dans les hydrocarbures diminuent.
Le président d’Afreximbank, Benedict Oramah, explique que le continent traverse une période difficile. Il sera impérieux, dit-il, de trouver le juste équilibre entre les impératifs d’atténuation du changement climatique et l’urgence d’éviter les bouleversements sociaux dus à des conditions économiques et financières de plus en plus difficiles en Afrique.
L’on informe, par ailleurs, que les États membres de l’Appo seront signataires des documents constitutionnels de la Banque de transition énergétique qui seront structurés sous la forme d’un traité multilatéral, et investiront des fonds propres dans le nouveau véhicule, tandis qu’Afreximbank co-investira et conseillera sur le processus d’établissement et de mise en œuvre.
