Alassane Ouattara, Chef de l’État de Côte d’Ivoire, a pris part, ce lundi 16 mai 2022, au Centre de Conférence de la Banque de France, à Paris, à la cérémonie d’ouverture de la 15ème réunion mondiale du Forum des marchés émergents, accueillie par la Banque de France à Paris du 16 au 18 mai 2022. Sa participation au forum a été ponctuée par une importante intervention sur l’impact des crises actuelles sur les économies, notamment les économies africaines.
La réunion mondiale, qui avait lieu après une pause de deux ans due à la pandémie de Covid-19, avait pour thème principal la situation géopolitique actuelle à laquelle le monde est confronté. En présence de plusieurs personnalités du monde économique, politique et de la finance, notamment Michel Camdessus, ancien Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et de Joaquim Chissano, ancien président de la République du Mozambique, le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a dressé le bilan économique du continent africain en général et celui de son pays la Côte d’Ivoire en particulier, après la violente crise sanitaire qui a secoué le monde entier.
L’ancien Directeur général adjoint du FMI s’est félicité de la résilience économique de la Côte d’Ivoire et a souligné la bonne gestion de la crise liée à la COVID-19, qui se matérialise notamment par une croissance projetée pour 2022 de 7%. Alassane Ouattara a assuré de l’engagement de son nouveau gouvernement à poursuivre les efforts de gestion de la pandémie en continuant la vaccination et en produisant et distribuant les masques. Il a d’ailleurs annoncé l’étude en cours d’un projet de construction d’une usine de production de vaccins anti-COVID 19 en Côte d’Ivoire.
La crise ukrainienne et son impact sur l’économie de son pays ont bien sûr été également évoqués. Les conséquences de cette crise sur les produits alimentaires, le carburant, l’économie et les finances de la Côte d’Ivoire, sont, bien sûr, nombreuses. Le Président a ainsi présenté le vaste programme de soutien à l’économie entrepris par le gouvernement, permettant de contenir les conséquences sur les prix.
Au titre des solutions à toutes ces conjectures économiques que subissent de nombreux pays d’Afrique et du monde, le président ivoirien a prôné la bonne gouvernance comme fer de lance de la relance économique. Il a également plaidé pour des appuis financiers plus important de la communauté internationale aux pays émergents ou en voie d’émergence du continent africain, par une augmentation de l’allocation des Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI, de l’Association Internationale de Développement (IDA) de la Banque Mondiale et du Groupe des vingt (G20).
Nialé Kaba, ministre du plan et du développement de la Côte d’Ivoire, a présenté, lors d’un panel sur la thématique : ‘’Agriculture, Changement Climatique et Technologie’’, les ambitions de la Côte d’Ivoire en matière de développement de l’agriculture. Sujet particulièrement pertinent alors que la COP15 contre la désertification se tient jusqu’au 20 mai à Abidjan, et que la Côte d’Ivoire y a présenté son vaste programme de gestion durable des sols, l’Initiative d’Abidjan. Le développement d’une agriculture durable et productive en constitue un pendant majeur.
