Après le coup d’essai en 2020, le Cyber Africa Forum (CAF) qui était à sa deuxième édition du 9 au 10 mai 2022 à Abidjan, a rempli toutes ses promesses tant au niveau du contenu proposé que de la qualité des intervenants, selon Franck Kié, le commissariat du forum organisé par Ciberobs et Jeune Afrique.
Autour du thème « Souveraineté numérique et protection des données comme leviers de croissance économique pour le continent africain », ce sont près de 100 intervenants et près de 1000 participants qui ont manifesté leur intérêt pour cette nouvelle édition. Au total, il y a eu 23 panels de haut niveau qui se sont déroulés en ciblant la numérisation croissante des sociétés africaines et les transformations qu’elle suscite sur le continent.
Ces échanges devront permettre, dans un second temps, aux organisateurs d’élaborer trois propositions fortes pour le secteur public, le secteur privé et la société civile. « L’objectif sera de donner à ces propositions un écho médiatique considérable et de les ériger en boussole pour l’année à venir et la prochaine édition du forum. Il s’agit de « l’Appel d’Abidjan » et nous espérons qu’il sera entendu jusqu’à Paris, Washington et Tokyo », a déclaré Franck Kié, président-fondateur de Ciberobs, lors de son discours à la cérémonie officielle d’ouverture.
Pour Amir Ben Yahmed, directeur général de Jeune Afrique Media Group, co-organisateur du CAF 2022, organiser de tels événements sur le continent africain apparaît désormais comme une donne stratégique pour attirer l’attention des plus grandes entreprises et institutions.
S’agissant des différents prix, l’on note ceux des porteurs de projets phares dans la cybersécurité. Le prix Léon Konan Koffi décerné à Patrick Achi pour l’ensemble de ses œuvres visant à promouvoir la cybersécurité en Côte d’Ivoire. Et le prix de la start-up de l’année à Josué Romba et Suzanne Didia pour leur projet Africa Bounty. Les deux vainqueurs ont ainsi reçu la somme de 5 millions de F cfa.
