Les dirigeants africains défendent activement les Objectifs de développement durable des Nations Unies et mettent en œuvre simultanément les contributions déterminées au niveau national, une composante du traité de Paris sur le climat. C’est la conclusion d’un nouveau rapport co-écrit par la Banque africaine de développement (BAD) et le Global Green Growth Institute intitulé « L’Afrique est-elle prête pour la croissance verte ? »
Selon une note publiée par l’institution panafricaine le 11 mai 2022, cette prise de conscience des Etats africains concernant les questions environnementales se matérialise notamment par l’inscription de la croissance verte dans les textes fondamentaux du Kenya, du Maroc et de la Tunisie. Aussi, les gouvernements du Rwanda, du Kenya, du Maroc, du Sénégal et du Mozambique ont adopté une croissance verte et des stratégies économiques résilientes au changement climatique.
Selon le responsable du changement climatique et de la croissance verte à la BAD, Al-Hamndou Dorsouma, « ce rapport devrait stimuler un dialogue et un débat précieux sur les moyens de faire progresser l’action climatique et la croissance verte en Afrique ».
« Pour la Banque, investir dans la croissance verte nécessite à la fois des interventions politiques et un financement adéquat, d’autant plus que les investissements dans la croissance verte nécessitent un financement initial important pour exploiter les solutions environnementales innovantes et les technologies propres », a déclaré Al-Hamndou Dorsouma.
Le directeur et responsable des programmes pour l’Afrique au Global Green Growth Institute, Dr Malle Fofana, a pour sa part déclaré que « ce rapport a donné un large éventail d’opportunités et de recommandations pratiques qui aideront les dirigeants africains à jouer un rôle essentiel dans le soutien des modèles de croissance verte. »
L’étude repose sur neuf dimensions stratégiques et opérationnelles dont l’engagement politique, la politique et la planification, et le financement et la budgétisation. Elle se base sur une analyse approfondie dans sept pays, à savoir le Gabon, le Kenya, le Maroc, le Mozambique, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie.
