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Cemac : la Cobac refuse le bitcoin et toute autre cryptomonnaie comme moyen de paiement

Les institutions sous-régionales poursuivent le bannissement des cryptomonnaies comme moyen de paiement dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Réunie le 6 mai 2022 au cours d’une session extraordinaire, c’est la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) qui a catégoriquement rejeté tout recours aux cryptomonnaies dans les transactions financières…

Les institutions sous-régionales poursuivent le bannissement des cryptomonnaies comme moyen de paiement dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Réunie le 6 mai 2022 au cours d’une session extraordinaire, c’est la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) qui a catégoriquement rejeté tout recours aux cryptomonnaies dans les transactions financières dans la région.

« Afin de garantir la stabilité financière et de préserver les dépôts à la clientèle, la COBAC a rappelé certaines interdictions liées à l’utilisation des crypto-actifs dans la CEMAC, notamment la souscription ou la détention des cryptomonnaies de quelle nature que ce soit pour compte propre ou pour compte des tiers, l’échange ou la conversion, le règlement ou la couverture en devise ou en francs CFA des transactions relatives aux cryptomonnaies ou ayant un lien avec celui-ci », souligne le régulateur.

Au regard de ces dispositions, la COBAC proclame « l’interdiction du bitcoin ou de toute autre cryptomonnaie comme un moyen d’évaluation des éléments d’actifs, de passif ou de hors bilan des établissements assujettis », précise le communiqué signé par le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) Abbas Mahamat Tolli, par ailleurs président statutaire de la COBAC.

Bras de fer

L’adoption en avril dernier de la cryptomonnaie comme moyen de paiement par la République centrafricaine a enclenché un bras de fer entre l’Union monétaire de l‘Afrique centrale (UMAC) et Bangui. Une situation qui pourrait entrainer une césure au sein de la CEMAC.

Dans une correspondance adressée le 29 avril à Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget et président en exercice du Comité de l’UMAC ayant pour objet « Loi régissant la cryptomonnaie en République Centrafricaine », le gouverneur de la BEAC, agissant « au nom » des autres ministres de l’UMAC, demandait déjà aux autorités centrafricaines de s’expliquer sur les motivations de leur choix, précisant que les autres collègues membres de l’UMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), demandaient la convocation des réunions extraordinaires du Conseil d’administration et du Comité ministériel de l’UMAC, respectivement les 5 et 6 mai 2022, en vue d’examiner les implications de la loi en cause et « d’arrêter collectivement les orientations nécessaires au rétablissement du respect strict des règles de l’Union Monétaire en vigueur ».

A date, ni le conseil d’administration, ni le comité ministériel n’ont été convoqués par le président en exercice de l’UMAC, confirmant le malaise que cette situation a engendré présagent des rebondissements en perspective.

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